Pas de nouvel organe de surveillance de la presse pour l’instant au Royaume-Uni

En mars, les partis politiques avaient finalisé leur projet d’organe de surveillance déterminé par une charte royale et encadré par des clauses de modification par les députés. Ce projet n’a pas été accepté en l’état par la presse.

Après l’affaire des écoutes téléphoniques de la presse britannique, qui avait mis en cause des journalistes mais aussi la police et la fonction publique britanniques, et conduit le journal à scandales News of the World à la faillite, les principaux partis politiques du Royaume-Uni ont mis au point une proposition d’organe de surveillance des médias, pour remplacer la Press Complaints Commission, organe peu efficace de régulation de la presse.

Le projet élaboré pendant des mois par les partis politiques à grands renforts de négociations, a été refusé la semaine dernière par la presse britannique, personnifiée par the Newspaper Society, au motif qu’il pouvait permettre au pouvoir politique de s’immiscer dans le contrôle de la presse. The Newspaper Society a proposé en retour des recommandations alternatives, qui reprennent certains aspects du projet initial comme l’obligation de publier des rectificatifs en cas d’erreur dans le contenu d’un article, mais qui incluent aussi une plus large consultation, permettant d’inclure les médias dans le débat sur cet organe de surveillance, et rejettent l’idée de loi encadrant cet organe comme contraire à la liberté d’expression.

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