Pas encore de repreneur pour Goss International

Le 3 avril, le redressement judiciaire a été prononcé, sans surprise, pour Goss International, avec une période d’observation de six mois.

Un éventuel repreneur a jusqu’au 21 mai pour se manifester. Pour l’instant, il n’est pas fait état d’une proposition de reprise. Dure descente pour une activité jadis florissante, et reconnue internationalement, par les imprimeries de presse notamment, pour ses rotatives offset. Les trois cent vingt salariés de Montataire (60) et les cent dix de Nantes (44) ont déjà largement subi les soubresauts de la crise, avec son cortège de pertes, licenciements, restructurations, et le rachat de la société par le Chinois Shangaï Electric Corporation.

Une solution serait la reprise par les salariés eux-mêmes de l’activité de SAV, ce qui suppose un projet viable, des aides publiques…et un minimum de coopération entre les différentes parties. Pour les salariés de Goss International, les hypothèses quant au devenir de l’imprimerie sont autant de possibilités de continuité de l’activité, au moins pour une partie des salariés.

En attendant, c’est à Paris que les syndicats ont choisi de donner une visibilité aux salariés de Goss International, et demander le maintien de l’activité de production en France, par le biais d’une éventuelle reprise par les salariés. Cent cinquante salariés avaient donc fait le voyage, l’après-midi du 13 mai. Leurs représentants ont été reçus au ministère du redressement productif.

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