Le G8 va plancher sur les impôts de Google

Dès lundi, les chefs d’état des huit pays les plus riches s’attaquent aux impayés fiscaux des géants du Web.

La fiscalité est devenue un sujet mondial avec Google, Amazon…et les autres. La fiscalité de ces sociétés est devenue un symbole de la capacité des sociétés les plus prospères à échapper aux règles de droit commun, notamment en matière d’impôt, contrairement aux PME et aux particuliers. Or le manque à gagner pour les Etats concernés est colossal, et l’injustice est flagrante puisque ces sociétés concurrencent des secteurs qui, eux, n’échappent pas au fisc, comme la presse, l’édition, la librairie, et les industries graphiques.

Le prochain G8, prévu les 17 et 18 juin prochains en Irlande du Nord, traitera donc de ce sujet épineux, qui représente un manque à gagner en impôts sur plus de mille milliards de dollars de bénéfices.

La première priorité est de trouver un terrain d’entente entre les états sur une base d’imposition. L’équation paraît simple sur le papier, il faudrait que chaque transaction soit taxée dans le pays dans lequel est généré le bénéfice. Mais une fois numérisé, le problème se complique, car le travail peut être fait à distance et enregistré ailleurs…de plus, il ne s’agit pas de faire fuir ces leaders des nouvelles technologies là où ils s’implantent, mais seulement de parvenir à plus d’équité en matière fiscale. En clair, il s’agit de les ramener dans le droit chemin… avec doigté.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...