L'état réduit ses aides à la presse, les éditeurs fulminent

Les éditeurs français inquiets de la fin des aides au transport postal des journaux.

Les éditeurs de presse vont-ils devoir apprendre à vivre en partie sans les subsides de l'Etat ? En bref, devoir dégager assez de ressources par eux même, pour payer à son juste prix, le coût du transport postal de leur production ?

C'est en tout cas ce que laissent penser les derniers arbitrages opérés par le gouvernement dans la loi de finance, qui affiche une baisse de 56 millions d'euros dans le domaine des aides à la presse !

Des aides qui pourraient être amputées de 32 millions versés par l'Etat à la Poste, pour limiter la hausse des tarifs postaux relatifs à l'acheminement postal des journaux, et de 16.5 millions par la suppression de l'aide au transport postal actée en 2008.

En 2009, l'Etat avait signé un moratoire postal avec les éditeurs de presse, s'engageant à ce que ces derniers ne subissent pas d'augmentation de leurs frais postaux jusqu'en 2015. En ce début septembre, ses services ont décidé de supprimer cette aide, dont le financement revient désormais à 75% pour les éditeurs et à 25% pour la Poste.

Ce qui signifie pour les éditeurs une hausse de 15 à 22% de leurs frais postaux.

Une hausse qui intervient en pleine restructuration de la filière distribution, Presstalis, restructuration qui a déjà coûté 100 millions aux éditeurs, dont 45% pour la branche presse quotidienne nationale.

Dans ce contexte, la sortie du directeur de la Tribune, quotidien passé 100% web et qui devrait afficher un premier bénéfice l'an prochain, prédisant dans les colonnes de notre confrère Le Monde, la fin des quotidiens papier d'ici 2020, n'est pas passée inaperçue...

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