Goss International achève de réorganiser sa production de rotatives d'imprimerie

Confronté à une chute de son marché, le constructeur américain, filiale du chinois Schanghaï Electric, a relocalisé la production de ses rotatives de la France... aux Etats-Unis.

Historiquement héritière des société Creusot-Goss (Nantes) et Marinoni-Harris-Heidelberg (Montataire), Goss International France fabriquait sur ses sites de Nantes et Montataire, avant de tout regrouper à Montataire, des rotatives d'imprimerie, notamment les Sunday bien connues.

Confrontée à la chute de son marché, à une surcapacité de production entre ses sites français et américains, et aux coûts du marché français, la filiale a perdu en début d'année le soutien de son actionnaire et déposé le bilan. 

Les appels à offre de reprise n'ayant finalement vu qu'un projet aboutir, celui de Goss International porté par une structure créée à cet effet aux Pays-Bas, Goss International Europe, les actifs de la filiale française ont donc été repris, sur un périmètre comprenant le service commercial (12 personnes), le service après-vente (80 personnes) et le bureau d'étude (30 personnes), avec le transfert de 123 salariés sur les 450 employées par Goss International France.

Jusqu' à présent localisée dans l'usine de Montataire, le nouvelle société devrait rapidement rejoindre de nouveaux locaux situés dans le nord de l'Ile de France, sachant que sa zone d'activité comprend désormais l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient (EMEA).

La production de rotatives dont les employés pensaient qu'elle partirait en Chine, sera désormais localisée au Etats-Unis, sur le site historique de Goss, situé au nord de Boston, dans la New Hampshire, à savoir les Sunday 4000, Sunday 5000, les Uniliner, les ColorLiner et autres M600. 

S'il est triste de constater la délocalisation d'une production toujours faite en France, au profit d'un site industriel américain, qui ne fabriquait jusqu'alors que des plieuses et des Sunday 2000 et 3000, cet exemple doit faire prendre conscience que l'attractivité de la France, dans le domaine industriel, est clairement remise en cause.

Et que ce manque de compétitivité soit bien réel ou seulement perçu par les actionnaires, il n'en demeure pas moins bien présent et vivace, qui doit nécessiter de nos édiles et syndicats un changement de position à même de conforter l'emploi industriel et la capacité d'innovation du pays.

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Oise
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