Une seconde vie pour la papeterie de Lorp ?

Une association de Saint-Girons, dans l’Ariège, envisage de faire l’acquisition de l’ancienne papeterie afin d’en faire un centre technique et scientifique vivant ouvert sur les arts graphiques.

L’ancienne papeterie Bergès de Lorp, une localité située près de Saint-Girons, dans l’Ariège, a fermé ses portes le 30 juillet 1999 lorsque sa dernière machine à papier s’est arrêtée de produire. Elle employait 30 personnes. C’était une page de l’histoire française du papier qui se fermait avec cet arrêt de production : le moulin de Lorp était un des plus anciennement établis sur notre sol. Il produisait du papier depuis l’apparition de ce dernier en France, dans les années 1500. Lorp va peut-être néanmoins pouvoir vivre de nouveau. En effet, l’Association Aristide Bergès pourrait racheter l’usine dont le matériel est en état de fonctionner pour en faire un outil pédagogique pour le moins intéressant. Cet intérêt s’explique aisément : l’Association Aristide Bergès est une association créée en 1996 à l’initiative de son président, François Ribat, et de ses amis, tous anciens mécaniciens du papier, pour faire revivre du génial inventeur qu’Aristide Bergès, né à Lorp, a été toute sa vie. Il est notamment le père de la houille blanche. L’Association prévoit d’ouvrir dans la maison natale de l’illustre enfant du pays, rachetée te mise à sa disposition par le district local, un espace du papier ouvert au public et, notamment, aux plus jeunes. L’acquisition de la papeterie de Lorp s’inscrirait dans la continuation de ce projet approuvé par les pouvoirs publics et qui attire les sympathies de tous et, déjà, des marques de soutien. Du soutien, il en faudra car l’investissement de départ se montera à un demi million de francs auquel viendront s’ajouter les coûts de l’aménagement du site. Au bas mot, selon François Ribat, entre 3 et 4 millions de francs.    

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