Fin du salon TPG, seul salon français pour les technologies des arts graphiques et de l’imprimerie de portée international

S’il me fallait en parler en une phrase, une seule s’imposerait : la semaine a été décevante, morne, triste. Elle s’est inscrite en cela dans la continuité du sentiment bizarre que la Drupa avait laissé voici tout juste un an.

Autrement dimensionnée – 500 000 visiteurs –, la Drupa avait traduit une course au gigantisme qui, finalement, complique la tâche du visiteur et nuit au service qui doit être lui être fourni. TPG est de dimensions et de prétentions beaucoup plus modestes mais l’évidence est bien là : dans ce domaine si prisé et si couru de l’ " événementiel ", nous n’avons pas changé de siècle. Alors que nous l’aurions dû. Nous voici encore en présence d’organisateurs peu imaginatifs qui savent uniquement proposer de stands et des saupoudrages de conférences aux titres prometteurs mais prometteurs seulement. Personne ne peut être satisfait en 2001 de schémas d’organisation qui remontent à plusieurs décennies. On ne s’informe plus comme on le faisait en 1960. On ne conduit plus ses affaires comme il y a même dix ans. Le paysage, l’environnement industriel, technologique et social a été totalement bouleversé. Et il est curieux de constater que l’on n’en tienne aucun compte. Il devient cependant urgent de réaliser que les visiteurs potentiels de telles manifestations disposent aujourd’hui de moyens alternatifs plus performants, économiques et confortables de s’informer, de dialoguer voire même d’acheter. Et, comme moi, vous aurez un seul mot aux lèvres : Internet. De plus, le nombre de fournisseurs réduit autorise, aujourd’hui davantage qu’hier, la technique " de la convocation ". Par exemple : j’envisage d’investir. J’identifie les quatre ou cinq fournisseurs – ils sont rarement plus – qui comptent et je les contacte de chez moi. Vous voyez, comme moi, quels en sont les avantages. La relation sera personnalisée, précise, structurée. Pour autant, il serait regrettable que les réunions professionnelles disparaissent totalement. Un nouveau concept s’impose donc. Dans ce domaine, aucune certitude. J’ai seulement des questions. Pourquoi les organisateurs de salons, dont la principale mission semble être de vendre de l’espace aux exposants potentiels, ne mettraient-ils pas en place, aussi, une démarche commerciale digne de ce nom vis à vis des visiteurs ? Permettre à ces derniers d’accéder gratuitement aux manifestations alors que l’on ponctionne sévèrement les exposants – 1 200 francs français le mètre carré nu à TPG - doit-il, peut-il être revu ? Faut-il privilégier les zones d’intérêts véritables, par fonction ou par produit, aux immenses stands " corporate " ? Quelle animation complémentaire apporter ? Faut-il délocaliser ? En d’autres termes, une exposition à Nice attirera-t-elle davantage de visiteurs qu’à Paris ? Le débat doit être lancé et une nouvelle communication sur les technologies doit en naître. C’est obligatoire…

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