Arjowiggins - la grogne des employés contre le projet de cession de deux usines

L'usine de Charavines et celle de Wizernes font l'objet d'un processus de cession.

Vendredi soir les derniers membres de la direction de Arjowiggins de Charavines ont pu rentrer chez eux. Depuis jeudi, ils "avaient été invités" par les employés à passer la nuit dans les locaux de l’usine à papier dans l'Isère.

La situation s'est finalement débloquée grâce à l'obtention d'une réunion avec le ministère de l'Economie et des syndicats le jeudi 17 avril.

En effet, suite à l'annonce, jeudi, du groupe Sequana, du projet de cession des papeteries de Wizernes (Pas-de-Calais) et de Charavines, les salariés du site de l’Isère avaient bloqué l'usine.

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Papeteries de Wizernes (Pas-de-Calais)


Cette annonce fait suite à la publication des résultats annuels 2013 du groupe Sequana. Publiés le 10 avril ils montrent une baisse du chiffre d’affaires de 7,7 % due à "l'impact négatif de la baisse des volumes dans le segment des papiers impression, de la pression sur les prix de vente et de l’évolution défavorable du mix produits", selon le groupe franco-italien. Pour contrer ces résultats, un important projet de restructuration a été décidé avec notamment "la concentration de la production sur un nombre réduit de sites en France" concernant la branche de Papiers de création et la branche Papiers graphiques.

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Jeudi le personnel de Arjowiggins était informé du lancement d’un processus de cession de l'usine de Charavines (Papiers de création) et l'usine de Wizernes (Papiers graphiques) avec, à terme, le transfert de production vers le site de Stoneywood au Royaume-Uni et vers le site de Bessé dans la Sarthe. Et si aucun repreneur sérieux ne se présente avant 2015, les deux papeteries subiront le même sort que l'usine Stora Enso. Et ce sera environ 500 postes supprimés.

La Filpac CGT et ses syndicats ne comptent pas se laisser faire et promettent qu'"une coordination entre les usines du groupe Arjowiggins va être installée, de façon que personne ne reste isolé." Ils déclarent aussi "cause nationale la survie et l’avenir des deux usines d’Arjowiggins. Ils feront tout pour qu’un mouvement national de défense voit le jour et crée le rapport de forces nécessaire pour que le complot patronal échoue".

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