TPG Story : les nominés du 18 mai

L’avant-dernière journée - et la dernière pour nous - de l’événement n’aura pas pu rattraper une semaine morne et décevante. Pas question de montrer du doigt d’autant que la qualité semblait avoir remplacé la quantité mais, à 24 heures de quitter Villepinte, les discussions allaient bon train sur ce qui n’avait pas été fait, sur ce qu’il aurait fallu faire, ce qu’il serait possible de faire....

Jour après jour, vivez les faits qui ont marqué TPG

Pas de mouillage, une bonne stabilité d’encrage, l’impression du papier et du carton..., la 74 Karat commence très sérieusement à convaincre. L’exemplaire du stand KBA a été acquis par Daniel Bourgeoisat, le responsable de Team Presse, à Nanterre, dans la banlieue parisienne. La machine produit “une meilleure qualité que l’offset” confie D.Bourgeoisat qui consacrera sa production au marché de la quadri haut de gamme. En attendant, Nicolas Fisher (à dr.) et Jean-Marc Pesse, de KBA, posent avec satisfaction devant la machine qui rejoindra le site de Team Presse au début du mois de juillet.

Bernard Mismetti est directeur des achats et s’occupe d’un atelier de fabrication chez Matty, une société de Besançon, spécialisée dans la distribution d’articles de bijouterie. Il est venu à TPG “juste une journée” avec l’objectif de regarder de près l’impression et le façonnage. Il a pris le soin de préparer sa visite en prenant des rendez-vous. Mais il repartira, ce vendredi soir, un peu déçu, avec l’impression que “TPG est trop proche de la Drupa” et que “c’est devenu un petit salon”

Pour Teleprosoft, c’était le premier TPG. La jeune société spécialisée dans les solutions de mise en relation entre le donneur d’ordres et le prestataire de services (lire nos articles), venait resserrer les liens avec ses partenaires à Villepinte. Pour sa part, le directeur du marketing, Guillaume Riotot, a pris le temps de la réflexion quant à ce que TPG a pu représenter. “Tout d’abord, il manque certainement un grand salon généraliste” estime-t-il, “qui soit un peu le pendant du CeBit. Ce n’est pas TPG. Et puis, commercialiser ce salon pourrait peut-être aussi passer par une action commerciale plus dynamique non seulement vers les acheteurs de stands mais aussi vers les visiteurs. Enfin, il manque une vraie organisation de ces espaces et une réelle animation de l’ensemble. Vraiment, l’imagination n’est plus au pouvoir dans de tels événements...”

Daniel Hipp, directeur général de Somagra/MAN Roland, est formel : “TPG ne correspond pas à ce qui nous avait été annoncé”. Il estime que, finalement, pour un exposant de sa taille - 3 MF investis dans le stand MAN Roland à TPG - l’événementiel mondial du secteur graphique repose sur trois grandes manifestations : Drupa, Print et Igas. Et de conclure : “la sortie de nouvelles presses ne provoque plus l’émoi ni les attroupements auxquels nous étions autrefois habitués... Il faudra vraiment se poser un jour la question de l’avenir de concepts comme TPG”.

Au détour d’un stand, une première européenne : l’imprimante grand format numérique Mammoth que présentait, avec conviction, Robert Lérot, de Gradco. Gradco est l’importateur belge de cette machine qui est conçue et fabriquée au Japon. Ses grandes particularités : produire une bonne qualité d’impression sur tout support jusqu’à 8 cm. En tests : la possibilité d’imprimer sur 80 cm d’épaisseur et au verso des plaques flexo DuPont Cyrel. L’importance de TPG pour Robert Lérot ? “Formidable : nous étions venu chercher nos distributeurs pour le Royaume-Uni, l’Espagne et le Danemark. C’est fait, mission accomplie !”

Océ occupait deux stands à TPG. Cécile Thibaud, qui est responsable de la communication, nous a reçu sur celui de la division Production Printing Systems qui présentait une configuration - parmi tant d’autres -possible avec les solutions “TecPub” d’Océ. Leur efficacité commence là où l’on est en rupture avec l’offset. En monochrome comme en couleur. Cécile est, comme la très grande majorité des exposants rencontrés, pour le moins dubitative quant au succès de TPG. “Je ne peux m’empêcher de me souvenir des Graphitec d’antan, et de comparer” avoue-t-elle. “Il faut cependant reconnaître que si la quantité n’y est pas, nous avons pu noter une bonne qualité dans nos contacts. Or, c’est vrai, on mesure surtout la réussite d’un salon professionnel à cette qualité-là”

Avec 3A Concept, d’Alain Zanon (à g.) et Houben Agency, de Frank Houben (à dr.), l’eau, qui est un élément primordial du procédé offset, prenait toute son ampleur. Alain Zanon est intarissable en matière du rôle que cet élément est appelé à jouer de plus en plus en faveur d’une production en conformité avec les nouvelles règlementations européennes en vigueur ou à venir; Franck Houben, qui servait aussi une excellente bière hollandaise, sait ce que hygrométrie signifie.

Pub ! Jean-Yves Lenormand (à g.) et Jean-François Cloître : le nouveau et l’ancien président d’ImpriClub, amis et partenaires de notre éditeur Imprimerie-OnLine.

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