Papier : la Chine table sur le bambou pour réduire ses importations de pâte

Des importations qui lui coûtent chaque année près de 3 milliards de dollars, au profit de multinationales... étrangères. Une renationalisation, pardon, naturalisation... douce ?

Aujourd'hui, près de 38% (11 Mt) de la pâte à papier utilisée en Chine est importée. Des importations qui, pour les autorités chinoises, représentent une menace pour les acteurs locaux.

D'autant que le pays dispose d'une matière première qui semble pouvoir remplacer en partie les feuillus ou résineux plus classiques : le bambou.

Officiellement, ce développement aurait deux atouts majeurs : la possibilité de revaloriser les revenus agricoles mais également celle d'améliorer l'environnement écologique [(!) : ndlr].

Mais aussi et surtout celle de rééquilibrer une balance des paiements, sans doute très déficitaire dans ce domaine, tout en développant des usines locales, au profit d'investisseurs locaux, les investissements étrangers ne pouvant généralement pas excéder 49% dans les joint-ventures.

L'enjeu est d'autant plus important que la Chine est le deuxième producteur mondial de papier derrière les Etats-Unis, avec une production bridée par des goulots d'étranglement inextricables dans les approvisionnements de matière première (faible qualité et ruptures de stocks fréquentes), le pays disposant de plus, de peu de forêts "classiques".

Ce qui n'est pas le cas pour le bambou puisque la Chine représente près de 25% de la superficie mondiale de cette espèce (4.2 millions d'hectares).

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...