L'appel aux dons pour sauver Nice-Matin séduit les lecteurs

La reprise de Nice-Matin par les salariés est en bonne voie, grâce à la générosité des lecteurs.

Les salariés du groupe déficitaire Nice-Matin, menacés de licenciement, ont décidé de prendre les choses en main.

Leur entreprise se trouve en redressement judiciaire depuis trois mois, et selon plusieurs sources, les différentes offres de reprise proposées au tribunal de Commerce de Nice, prévoient au moins 300 licenciements. 

Nice-Matin qui comprend l’édition des quotidiens Nice-Matin, Var Matin et Corse-Matin, une société de distribution et une régie publicitaire, emploie près de 1200 personnes.

Les employés souhaitent prendre eux-mêmes les rênes du groupe en créant une scop, société coopérative et participative : 
″Depuis le 28 juillet 2014, nous les salariés, sommes officiellement candidats au rachat vertueux de notre propre journal.″

Pour ce faire, ils ont lancé une grande collecte de fonds. Depuis début août, une campagne sur un site de crowdfunding (financement participatif) permet de récolter les dons.

″Avec 300 000 euros, on sauve déjà dix petits emplois. Les candidats à la reprise de Nice-Matin/Var-Matin s’apprêtent à sacrifier les plus jeunes salariés sur l’autel du retour à une rentabilité immédiate. Nous, avec 300 000 euros, nous permettrons aux quinquagénaires volontaires de partir avec des indemnités dignes de ce nom. Et ainsi on fera coup double !″ expliquent les salariés sur le site.

En à peine trois semaines, l’objectif des 300 000 euros vient d’être atteint. Plus de 2 000 personnes ont apporté leur soutien financier. Le plus généreux donateur a signé un chèque de 50 000 euros !

Désormais, les repreneurs potentiels visent ″le ciel, l’infini. Parce que 300 000 euros, ça ne suffit pas à racheter une entreprise qui pèse 100 millions de chiffre d’affaires et emploie 1 200 personnes.″

Car les salariés devront convaincre le tribunal de commerce de Nice de qu'ils peuvent gérer le groupe : ″On doit être financièrement le plus crédible possible à la barre du tribunal″.

Le nouveau cap est fixé à 450 000 euros qu’ils espèrent ″atteindre, encore une fois, le plus vite possible.″

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