Heidelberg promis à la croissance

L'ambition du groupe allemand est d'atteindre un chiffre d'affaires de 8 milliards d'euros avant cinq ans. Contre 5,3 milliards en 2000. Première étape : le prochain Print 2001 qui coïncidera avec le véritable lancement commercial de la Nexpress 2100.

Les perspectives pour Heidelberg font peu de cas de la légère dégradation des conditions économiques au cours de l'exercice 2001/2002, et notamment sur le marché américain au premier semestre. Les six mois suivants sera vraisemblablement meilleurs, d'autant que la Chine continuera d'affirmer un fort taux de progression de la demande. Pour l'exercice en cours, Bernhard Schreier prédit une croissance des ventes à deux chiffres. Avant 2005, Heidelberg se donne cependant l'objectif de passer la barre des 8 milliards d'euros de chiffre d'affaires. "Ce sera possible", commente Bernhard Schreier, "seulement si nous lançons de nouveaux produits et si toutes nos divisions accroissent leurs parts de marchés respectives". En fait, le groupe entend démontrer à son actionnaire majoritaire, le géant de l'énergie RWE, que son métier de base - l'offset - demeure rentable mais que dans les nouveaux aussi - l'impression numérique - il peut devenir l'acteur de référence.

Print 2001 : introduction du laser violet

Avec de tels produits d'impression monochrome et couleur à toner, Heidelberg était entré, voici peu, en effet, dans un métier totalement nouveau pour le groupe mais avec la ferme intention de concurrencer très fortement Xerox. A Print 2001, qui doit se tenir à Chicago du 6 au 13 septembre prochain, Heidelberg fera un pas important dans le cadre de cette démarche puisqu'y sera véritablement lancée la commercialisation de la Nexpress 2100, cette machine toner couleur exposée en prototype à la dernière Drupa. Dès lors, Heidelberg sera au pied du mur : le marché numérique croît d'un tiers chaque année et si ses ventes de systèmes monochromes progresser ont effectivement progressé de 16 % l'exercice passé, le groupe allemand doit transformer l'essai sur le terrain de la couleur. Le concept Prinect et Prinance, qui seront également présentés à Chicago, pourraient l'y aider. Prinect est, en fait, le terme générique sous lequel Heidelberg regroupe toutes les composantes de ses flux de production numériques. Avec, pour dénominateur commun, l'ouverture à d'autres flux et la capacité de construire un lien permanent et direct entre toutes les étapes de la fabrication. Prinance est un outil de contrôle économique de ces flux de production. Les données de la commande accompagnent cette dernière tout au long de sa réalisation. La comparaison avec les dérives éventuelles est alors possible. Et, avec elle, une maîtrise plus efficace de ces dernières. Enfin, Heidelberg, obligé de se forger sa propre technologie de gravure directe de plaque après la rupture avec CreoScitex, officialisera également, à l'occasion de Print 2001, son adoption, à son tour, du laser violet. Ce sera fait à l'occasion du lancement de sa nouvelle gamme de CtP à tambour interne Prosetter qui seront disponibles en trois formats : 52, 74 et 102.

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