Print 01 (vol.1) : comme si vous y êtiez...

Print, à Chicago, c'est à l'Amérique ce que la Drupa est au reste du monde : un show pour professionnels des arts et industries graphiques, un show dit incontournable et qui revient tous les quatre ans. L'édition 2001 débute aujourd'hui et s'achèvera dans une semaine exactement, le 13 au soir. Ensemble, nous verrons ici, jour après jour, s'il était aussi indispensable que cela d'y être...

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Honneur au numéro un du secteur, le spécialiste allemand de l'impression, Heidelberg, qui dévoile une nouvelle version de sa petite presse offset numérique A3 : la Quickmaster DI Pro. Elle se signale surtout par une meilleure qualité d'impression et une utilisation plus souple compte tenu de nouvelles évolutions purement logicielles. Grâce à une interface plus conviviale, les réglages sont plus faciles et naturels. Néanmoins, il faut aussi signaler que la Quickmaster 46-4 DI Pro voit ses longueurs de tirage plus logiquement augmenter grâce à une vitesse de production maxi qui passe à 10 000 exemplaires à l'heure. Elle peut produire en trame 200 à 1 270 dpi avec la technologie Delta 7.0 et elle est désormais présentée comme parfaitement adaptée à l'impression des enveloppes. L'autre grande nouvelle est à trouver du côté de la filiale commune Heidelberg/Kodak, Nexpress, qui officialise à Chicago aujourd'hui même la commercialisation de la NexPress 2100 que l'on avait pu voir à la dernière Drupa. Elle était, en fait, la solution toner et gestion des données variables - pour la personnalisation - qui manque, et manquera toujours, au procédé offset DI si cher à Heidelberg. Aujourd'hui, elle "marche", cette presse couleur, et en trois configurations, s'il vous plaît. Première configuration : la NexPress 2100, entrée de gamme pour les tirages commerciaux courts; la NexPress 2100 Plus, pour des travaux qui comportent de la gestion des données variables, et la NexPress 2100 Pro, grande spécialiste des travaux à taux élevés de données variables. Le prix de base de cette machine a été fixé à 350 000 dollars. La France et la Belgique figurent aux 4e et 5e rang des marchés prioritaires à livrer. Derrière l'Amérique du Nord, l'Allemagne et le Royaume-Uni. Wait and see.

Pour sa part, Xerox, démontre une farouche volonté de s'imposer dans le secteur des arts graphiques. C'est vrai au moins depuis la Drupa 2000. La Document Company vient donc à Chicago avec la volonté de s'affirmer comme un fournisseur incontournable en matière d'impression numérique. Avec un accent particulier sur la gestion des données, sur le contenu, à une époque où l'on insiste encore trop, il est vrai, sur les procédés d'impression. Cela dit, cette approche n'empêchera nullement Xerox de présenter, entre autres, les DocuColor DI - trois presses hybrides offset/numérique - et une machine annoncée comme révolutionnaire, la DocucoloriGen3. Il s'agit, en fait, de l'aboutissement d'un projet plus connu sous le nom de FutureColor ou encore Constellation. Cette presse utilise la technologie SmartPress de Xerox - un toner d'une très grande finesse dont l'annonce est encore toute récente. Elle doit pouvoir répondre à près de 80 % des travaux habituellement commandés et qui n'excèdent pas 5 000 exemplaires. Une concurrente à la NexPress, donc, mais qui, à l'inverse de cette dernière, ne sera pas livrable avant une bonne année.

Demain : suite de notre visite.

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