Je vus, tu vus, il vut, la bévue d'un éditeur de livres scolaires

De surprenantes erreurs de conjugaison se sont glissées dans un livre scolaire que les élèves de quatrième ont dans leur cartable depuis la rentrée.

Le

Publié en avril par les éditions Magnard, la filiale éducation du groupe Albin Michel, le manuel scolaire Mon cahier de français de classe de 4e présente une table de conjugaison est tout à fait... originale.

Au lieu de faire dans le classique "je vis, tu vis, il (elle) vit, nous vimes, vous vîtes, ils (elles) virent", l'éditeur a choisi une version du verbe "voir" au passé simple beaucoup moins attendue : "Je vus, tu vus, il (elle) vut, nous vûmes, vous vûtes, ils (elles) vurent".

Les professeurs corrigeront

Dans un premier temps, Florence Benichou, directrice des relations scolaires de Magnard, n'a pas trouvé cette excentricité très dommageable.
Lors d'une interview pour BFM TV  elle dit être au courant de cette "coquille", un enseignant les ayant informés à la rentrée. Mais "il y a des professeurs qui sont là pour corriger", déclare-t-elle.

Mais c'était sans compter les internautes, toujours sur le pied de guerre pour dénoncer les bévues des autres.

La page corrigée en téléchargement

Face à ces réactions, l'éditeur a finalement reconnu cette "importante erreur" et a publié un mot d'excuse sur son site : "La conjugaison du verbe "voir" au passé simple dans Mon cahier de français 4e, édition 2015, page 127 est erronée. Très attachés à la qualité et à la rigueur du contenu de nos manuels scolaires, nous regrettons sincèrement cette importante erreur et prions les enseignants et leurs élèves de bien vouloir accepter nos excuses."

L'éditeur a mis également la page 127, version corrigée, en téléchargement et une réimpression de l'ouvrage a aussitôt été lancée, assure l'éditeur.

L'"incident" les a également amené à renforcer les procédures de relecture et de contrôle, "pour pérenniser la relation de confiance" entre eux et les enseignants.

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Virginie Coste - 30 Octobre 2015
Franchement, où est donc passée la rigueur des impressions d'avant? Et oui, si nous gardions nos imprimerie en France et leur savoir faire... L'erreur est humaine et les coquilles se glissent tellement facilement ainsi que d'autres bévues (comme les cahiers ou les images au mauvais endroit, etc...). D'où l'importance de plusieurs relectures de Bon à Tirer. Mais que Florence Benichou ne prenne pas ses responsabilités au premier abord n'est pas normal. Les excuses et l'erratum auraient dû être faites dès le début. Ok les profs connaîssent leur métier mais ce n'est pas une raison pour se décharger des erreurs commises. Si certains imprimeurs lisent cela, et j'en connais quelques uns, croyez-moi, ils vous diront qu'ils ont vu quelques tirages partir au pilon. Mais bon...
Nancy Cuvelier - 05 Novembre 2015
L'"incident" les a également amenéS
Francine Moinet - 11 Novembre 2015
la porte pour faute lourde et son nom en gros puisque elle insiste sur sa competence
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