Printimage : imprimer en huit couleurs et en demi format

Les industries graphiques françaises n'avaient en service aucune presse 8 couleurs au format 52 x 74... avant que Printimage, membre du réseau Imprimerie-OnLine, n'innove en juillet dernier dans son atelier parisien. Sans aucun regret, bien au contraire.



La Speedmaster huit couleurs en 52 x 74 est adaptée aux tirages moyens de qualité.
Depuis près d’un an, Printimage, sàrl parisienne de 18 personnes, créée en 1993, achève de mener un intéressant travail en profondeur qui la positionne solidement aujourd’hui sur le marché des tirages moyens de grande qualité. Il n’est pas nécessaire de posséder des 70 x 102 pour faire du bon travail. Une simple revue de détail de l’outil de production de Printimage et de sa démarche suffit à le faire comprendre. Un prépresse logique et adapté Le prépresse d’abord. A partir de presque rien, et en brûlant les étapes, le responsable de l'entreprise, Jean Viel a mis cette dernière à l’heure de la gravure directe des plaques. Mais en commençant, sagement, par le commencement et en faisant le choix de se lier à un fournisseur quasi unique, Heidelberg. Tout d’abord, la décision de passer de 600 à 1 500 mètres carrés de locaux a été prise. Et concrétisée dans la même zone d’activité de Cap 18, dans le 18e arrondissement. A la mi octobre 2000, les compétences complémentaires nécessaires étaient recrutées en la personne d’un cadre spécialement affecté à ce service. Le 1er décembre, le flux de production, sur technologie Delta, était effectif et Printimage pouvait alors mettre en service un CtP 4 poses Trendsetter qui produit aujourd’hui 90 % des plaques offset de l’imprimerie. Impression : l’outil qu’il fallait L’atelier offset ensuite. L’événement-symbole est la réception, le 1er juillet dernier, d'une presse offset huit couleurs au format 52 x 74, la première jamais livrée en France si on excepte un exemplaire acquis par Xerox BS. Cette Speedmaster Heidelberg, dotée de tous les perfectionnements techniques habituellement affectés au format (trop) standard 70 x 102, a remplacé une quatre couleurs.


Jean Viel (à dr.), responsable de Printimage.
Dans le même temps, Printimage a également rentré une deux couleurs en retiration, elle aussi au format 52 x 74. Avec une GTO deux couleurs et une 70 x 102 également deux couleurs et une Sorm en 52 x 74, ces nouvelles machines ont achevé de donner à l’atelier d’impression une orientation originale qui repose sur le demi format. Pourquoi un tel choix ? “Le format standard et je dirais même “noble” de l’imprimerie est depuis longtemps le 70 x 102” explique Jean Viel, en ancien d’Estienne et en technicien aguerri. “Et ce format fait merveille lorsque l’on nécessite d’atteindre une productivité importante. C’est du moins ce que l’on pouvait croire jusqu’ici car, grâce à la retiration, une presse huit couleurs au format 52 x 74 fait jeu égal, en termes de productivité précisément avec une 70 x 102 quatre couleurs. De plus, cette machine nous permet d’accepter beaucoup plus facilement ces travaux en 5, 6 ou 7 couleurs qui multiplient les passages et les lavages sur les 70 x 102. Sans compter que notre parc de deux couleurs en 52 x 74 à retiration permet d’appliquer des vernis recto et verso en un seul passage sur les imprimés de la huit couleurs ! La presse huit couleurs en 52 x 74 est également tout à fait adaptée aux marchés de niches sur lesquels nous préférons nous placer pour des raisons évidentes de rentabilité et de non-concurrence” répertorie encore Jean Viel. ”Sur ces marchés, les tirages sont le plus souvent des tirages peu importants, 4 à 5 000 exemplaires en moyenne. Enfin, les répercussions de notre choix de format 4 poses sur notre atelier de façonnage sont négligeables” ajoute Jean Viel. ”Brochure, reliure, tout est possible et ne pose aucun problème particulier”. Une clientèle exigeante Printimage a une grosse activité - 30 % de son chiffre d’affaires - dans la production de notices techniques en deux couleurs. Mais les nouveaux investissements devraient développer une clientèle déjà conséquente - 40 % du CA - d’agences de communication et celle de clients directs qui, d’une manière générale, recherchent une prestation de qualité pour des travaux de luxe à produire dans des délais parfois très courts. “Parce que nous privilégions cette clientèle exigeante”, précise Jean Viel, “nos plannings sont très ouverts. Nos machines sont en permanence à leur disposition, en quelque sorte. De cette manière, notre réactivité est totale d’autant que nos conducteurs sont polyvalents”. Ces investissements, qui ont dépassé la barre des 10 millions de francs, Printimage les autofinance à hauteur de 20 % grâce à une politique de maîtrise des coûts. Il en sera de même avec les prochains, vraisemblablement au bénéfice du façonnage. La société a généré un résultat avant impôts de 730 KF sur un chiffre d’affaires de 14 millions de francs en 2000. Elle dispose de fonds propres supérieurs au million de francs. Elle poursuit avec sérieux un itinéraire de maintien à niveau de son outil de production et sera d’ores et déjà site bêta pour l’automatisation complète de la Speedmaster huit couleurs avec télé-maintenance et connexion au système de gestion de production Ecoffi. Le choix du format 52 x 74 et de la réactivité sur des marchés exigeants est plus que jamais confirmé.
Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...