L'impression numérique couleur face à l’offset (vol.4) : un atout dont les PME doivent se saisir

Pour Jean-François Raynaud, directeur technique et commercial d’ISI, la personnalisation est une démarche qui commence chez le donneur d'ordre. Avec la base de données.

“La personnalisation de tous les documents constitue un phénomène parfaitement identifiable aujourd'hui avec les grands comptes et les entreprises donneurs d’ordres les plus structurées. Mais ce phénomène présente tous les signes qui font dire qu’il pourrait très rapidement s’enfler pour représenter bientôt l’essentiel de la croissance de l’imprimé. Car les besoins en communication et en réactivité des petites et moyennes entreprises vont aussi devenir criants et impérieux. Et ce défi, il est de plus en plus clair que l’offset traditionnel ne pourra jamais le relever. ISI dispose d’une Docucolor 100 Xerox équipée d’un PrintStreamer. Ce PrinStreamer joue un rôle déterminant en allégeant le rip de certaines fonctions et en accélérant, par conséquent, le flux. Comment ? Lorsque le fichier est rippé, le PrintStreamer s’empare des éléments et les stocke pour les imprimer ensuite à la volée en puisant dans cette base. L’offset ne peut rivaliser avec le numérique à ce stade de personnalisation. Tout simplement parce l’offset ne peut pas personnaliser ! Des mailings qui rapportent Cette technologie trouve son application en marketing direct. Voic un exemple réel, concret, emprunté à la réalité. Imaginez un mailing de 100 000 lettres non personnalisées pour un coût global de 192 KF. Le taux de retour est de 2,5 %, autrement dit, un taux communément reconnu comme très acceptable. Chaque réponse revient à 76,80 francs. Imaginez à présent un mailing de 50 000 envois - la moitié, donc - mais personnalisé. Son coût, plus important, sera de 250 KF. Par contre, du fait de la grande qualité du ciblage lié à la personnalisation, le taux de retour fait un bond à 15 %. Le calcul est alors simple : le coût par réponse est de 33,30 francs, moins de la moitié que pour la précédente opération. La personnalisation joue alors le rôle d’un vrai commercial. La base de données : primordiale mais simple à réaliser ! La personnalisation commence chez le donneur d’ordre. Sur sa base de données. C’est d’elle que l’on tire les éléments qui permettent de personnaliser. Cependant, il ne faut pas croire que créer une base de données est obligatoirement une tâche insurmontable; qu’elle regorge de renseignements plus compliqués les uns que les autres et qu’on aura du mal à la réunir. Le plus souvent, quelques critères suffisent à bien personnaliser un document - nom, adresse... - au moyen d'un logiciel simple du commerce - Excel, Word, FileMaker, Dbase ou bien d’autres encore. Nul besoin de faire appel à un informaticien. On s’en sort facilement tout seul. Bien entendu, au début, cette base de données sera restreinte mais elle suffira déjà à réaliser quelques mailings intéressants. Avec un peu de méthode - un imprimé à faire remplir à ses clients, par exemple, à chaque fois qu’on les verra - elle s’enrichira assez rapidement de renseignements précieux sur leurs habitudes d’achats et de consommation. On pourra alors affiner le message et augmenter la rentabilité de ses campagnes. Grâce au numérique”.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...