Numext et la première Nexpress 2100 française (vol.4) : les étapes de production

Marquons un temps d’arrêt sur chacune des principales étapes qui caractérisent la Nexpress 2100 vue dans les locaux de Numext, à Courbevoie, en région parisienne.

La Nexpress 2100 imprime, rappelons-le, à la vitesse unique de 2 100 exemplaires à l’heure - d’où son nom. La qualité produite est celle d’une trame offset 170 environ, voire 200. Son pupitre de contrôle NexStation fonctionne sous Windows NT. Le papier La Nexpress 2100 est une machine à alimentation par feuilles, au format 350x470 mm (A3+), du type reprographie : le papier est stocké dans des tiroirs qui rappellent étrangement ceux d’un copieur. Leur capacité est de 5 000 feuilles environ en 80 g/m2. Jusqu’à présent, Numext a exclusivement utilisé des couchés, mats et satinés, sur la machine avec des résultats très convaincants. Le parcours de la feuille Pour rejoindre et quitter les quatre groupes noir, jaune, magenta et cyan, la feuille effectue un parcours flanqué de petits matériels et d’outils pneumatiques de toutes sortes, pour saisir et guider, ainsi que des contrôles multiples. Le but recherché par les concepteurs de la machine a manifestement été de sécuriser le flux afin d’éviter tout arrêt de production et obtenir la meilleure qualité possible dès le premier passage. Le pré-conditionnement La présence de cet élément, le premier vers lequel la feuille de papier est dirigée, part d’une constatation : les papiers arrivent en machine avec des taux d’humidité différents. C’est particulièrement vrai avec les qualités offset, qui sont dotés d’une humidité relative plus importante que les autres qualités.


Le module de pré-conditionnement : pour stabiliser la feuille dès le début du process
De plus, lors du process d’impression, qui doit s’effectuer à un standard hygrométrique déterminé, le support est soumis à des variations importantes d’hygrométrie et de température. Conséquence : ses dimensions varient et perturbent l’impression. L’idée, appliquée, dans la Nexpress 2100, consiste à soumettre le support d’impression à une série de chocs thermiques, une fois pour toutes, au début du process afin de le stabiliser et d’éliminer ces inconvénients. On le pré-conditionne. Le module pré-conditionneur est composé de rouleaux chauffants et d’autres refroidis par air. L’impression A l’entrée des groupes imprimants, un système complexe de repérage et de correction modifie la position de chaque feuille en attaque comme en travers. Cette correction s’effectue sans que le flux de production n’en soit affecté. Les quatre groupes d’impression se présentent dans la séquence suivante : NJMC (noir-jaune, magenta et cyan). Un cinquième groupe éventuel a déjà son emplacement réservé au côté des quatre autres. La présence du blanchet répond à deux grandes préoccupations. La première est de ne pas mettre directement en contact le papier, élément abrasif par excellence, avec les fragiles tambours photorécepteurs. Le blanchet a une seconde qualité : outre qu’elle lui permet de supporter tout choc opératoire, son élasticité assure une meilleure pénétration du toner dans le papier. A l’image de l’encre offset et au contraire de l’électrophotographie classique qui “dépose” le toner sur le support.


Contrôle permanent de la chromie au moyen de trois diodes RVB.
Le contrôle de la chromie, comme celui attaché au repérage, est permanent. Il fait appel à trois diodes RVB. Des lignes de test sont calculées, en temps réel, entre chaque feuille. Un four de cuisson classique puis un module de refroidissement par eau achève de fixer l’impression. Système de retournement La Nexpress 2100 imprime un seul côté à la fois. Pour devoir être imprimée au verso, la feuille, à laquelle on fait éviter le bac de sortie, revient dans le circuit et passe par un système de courroies pour effectuer une rotation latérale de 180 degrés. Elle peut ensuite prendre la direction des groupes d’impression.


Un système de courroies - en rouge - assure le retournement de la feuille pour l'impression au verso.


L'entretien est simple mais il doit être très régulier.
Formation et maintenance Le conducteur de la Nexpress, Alain Alasseur, a suivi une semaine de stage en Allemagne. Il bénéficie, depuis son retour à Courbevoie, d’un soutien et d’un accompagnement permanent de la part des services techniques de Heidelberg France. L’entretien de la machine doit être quotidien si l’on désire écarter définitivement tout risque de dysfonctionnement. Les coronas doivent être nettoyés tous les jours. Le toner se charge dans les bacs prévus à cet effet avec une grande facilité. Cet entretien est à la portée de tout opérateur.
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