Rosay-Busson reprend l’imprimerie de Saint-Paul (Bar-le-Duc)

Du coup, l’imprimerie parisienne, membre du réseau Imprimerie-OnLine, augmente son chiffre d'affaires de 60 % et multiplie les synergies.

L’imprimerie de Saint-Paul (12,2 millions d’euros de CA, 100 salariés), principalement spécialisée dans l’édition religieuse, les manuels scolaires à destination du marché africain et les revues à faible tirage, est la plus importante imprimerie de sa région. Elle était en redressement judiciaire depuis plus d'un an. L’imprimerie Rosay-Busson se trouvait en compétition avec une entreprise de Bourges, IFG, pour la reprise. L’entreprise de La Plaine-Saint Denis a finalement été préférée, par décision du tribunal du 10 décembre, pour le plan de relance de l’activité présenté par Jean-Raoul Rosay et pour les garanties présentées en matière d’emploi – 83 emplois seront préservés à Saint-Paul même et 4 autres dans sa filiale de distribution et de routage, Sorodis. L’imprimerie Rosay-Busson (16,5 millions d’euros, 89 salariés) et Saint-Paul devraient pouvoir jouer les parfaites synergies. Les points forts du site de La Plaine sont la publicité et les affiches de presse ; ceux de Bar-le-Duc, l’impression recto-verso – le parc est essentiellement composé de presses à retiration -, le façonnage et le routage avec Sorodis. La reprise, outre qu’elle permet de conserver dans le groupe des travaux habituellement donnés en sous-traitance, se traduira vraisemblablement par un accroissement de 60 % environ du chiffre d’affaires et par un lissage de ce dernier tout au long de l’exercice compte tenu de la complémentarité des activités et des positionnements différents des cycles. Beaucoup de travail attend à présent l’équipe de Jean-Raoul Rosay et ses nouveaux collaborateurs de Bar-le-Duc. Un plan d’investissement de près de 2 millions d'euros sera mené vraisemblablement dans le courant de l’année qui vient incluant l’acquisition d’un CtP et d’une presse 5 couleurs en 70x102. La reprise, en elle-même, aura coûté à Jean-Raoul Rosay près d'un demi-million d'euros auquel il sera nécessaire d’ajouter le coût des crédit-bails en cours. La région et le département interviennent à hauteur de 3 300 euros par emploi sauvegardé.

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