Plaques et films (vol. 1) : état des lieux

Le marché de l’édition et de l’imprimerie que servent principalement des noms comme Kodak Polychrome Graphics, Agfa et Fuji est, au niveau mondial, un marché d’une valeur de 800 milliards d’euros. Il demeure très actif. Les chiffres sont tirés de l’étude annuelle de KPG.

L’Europe est, avec 42 % de cette valeur, la zone d’activité la plus dynamique, devant le marché nord-américain (30 % sans le Mexique) et le Japon (14 %). Pour ceux qui aiment la compétition, ajoutons que les trois grands acteurs ont pris l’habitude de se présenter quelque peu en ordre dispersé selon la région du monde concernée.


Un marché mondial de 800 milliards d'euros.
Si, en Europe, Agfa devance KPG et Fuji en termes de prépondérance, le trio est exactement inversé sur le marché asiatique tandis que KPG s’arroge la première place aux Etats-Unis et au Canada, devant Fuji et Agfa. La place du marché français Après l’Allemagne mais avant le Royaume-Uni, la France maintient son statut de deuxième de la classe européen dans le domaine de l’édition et de l’imprimerie. Ce qui s’explique non par des différences de croissance économique - elle s’établit pour les trois voisins européens à 2,4 - 2,5 % -, mais par des “choix”, s’il en est, structurels différents. Le tissu industriel allemand, déjà cohérent, est peu propice aux fusions. La Grande-Bretagne, pour sa part, se caractérise, par une disponibilité de la main-d’oeuvre qui ne lui servira pas beaucoup si le pays persiste à s’isoler de la zone euro, faisant ainsi courir un risque certain à sa dynamique d’investissements. Sur fond de chomage endémique, la France graphique, pour sa part, manque de fonds propres. Elle est fragile capitalistiquement parlant. Le déséquilibre est flagrant lorsque l’on compare la structure des entreprises du secteur. Les quelque 1 500 imprimeries - sur un total recensé de 7 500 environ - qui ont un effectif supérieur à 10 salariés réalisent 80 % du chiffre annuel du secteur et impriment 3,3 des 3,5 millions de tonnes de papiers produites annuellement dans le pays. Que les autres - 6 000 entreprises - fassent au mieux avec le reste !


En France, 1 500 imprimeries représentent 80 % de la production nationale.
Le segment industriel de la branche est on ne peut plus présent, prépondérant. Il pèse sur toutes les orientations du secteur, monopolisant même la quasi totalité de la croissance à son profit. Prochain volet : les évolutions.
Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...