Les systèmes à lecture automatique pour le contrôle en impression offset (vol. 2) : l’intérêt du off-line

La qualité de l’impression quadri ne dépend pas du seul facteur " dépôt d’encre ". La qualité du support mais aussi l’état du blanchet et du mouillage jouent un rôle extrêmement important en impression offset.

Corriger ne peut donc se limiter à diminuer ou à augmenter le dépôt d’encre. Nous avons tous aussi en mémoire des exemples d’imprimés qui, pour un dépôt d’encre tout à fait identique, après être passés sur la même machine et avec le même papier, diffèrent en qualité de façon incontestable. Les systèmes in-line et on-line ne peuvent s’affirmer comme une solution complète. Cette dernière n’existe d’ailleurs sans doute pas. Il en est cependant une qui, pour le moins, s’en rapproche : c’est un système off-line mis au point par X-Rite et qui se donne pour unique tâche de mettre l’information - la mesure du prélèvement - à la disposition de l’imprimeur via un écran. Et rien de plus. Ce système, qui a commencé à être vraiment lancé sur le marché l’année dernière, a été baptisé ATD (pour Auto Tracking Densitometer) ou encore ATS dans sa version spectrophotomètre. Systèmes off-line : mode d’emploi Ces systèmes ATD ou ATS sont entièrement indépendants de la machine. Ils nécessitent donc des prélèvements de feuille. Cette dernière est analysée, de manière tout à fait normale, par un densitomètre – ou un spectrocolorimètre. Selon la théorie énoncée, le système mesure la barre de contrôle quelle qu’elle soit - Brunner, Fogra, Fedec… - et scrute la totalité des paramètres d’impression : encre, alcool, eau, blanchet, papier, type de machine, etc. En véritable système d’aide à la décision, il fournit au conducteur offset les éléments nécessaires à une intervention correcte. Autrement dit : il donne des informations de comportement des valeurs de densité et d’engraissement. Et seulement cela. En suivant les règles dictées par la Fogra, on peut ainsi déterminer l’action à porter sur la presse. Par exemple, le problème peut venir d’un déséquilibre eau/alcool et non du dépôt d’encre. Après avoir identifié ce déséquilibre, le conducteur pourra intervenir de façon précise, exacte. Un système automatique se serait passé de l’avis du conducteur et de son savoir-faire, et aurait agi sur l’ouverture des encriers. Le dysfonctionnement observé sur l'imprimé en aurait sans doute été aggravé. Prochain volet : un cas d’école.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...