Heidelberg est à vendre !

Insatisfait de la rémunération qu’il lui procure, le puissant groupe énergétique allemand RWE veut avoir cédé les parts qu’il détient dans le capital du numéro un mondial de la machine d’imprimerie avant fin 2003. Ce pourrait être difficile...

Cette décision entre, pour RWE, dans le cadre d’une cession, plus vaste et globale, d’actifs non stratégiques, c’est-à-dire éloignés de son core business, l’énergie. D’ailleurs, RWE, qui se trouve à la tête de 50 % du capital de Heidelberg, met également en vente une autre de ses grandes filiales, Hochtief, dont la spécialité est le bâtiment. La valorisation de RWE dans Heidleberg seul est estimée à près de 6 milliards d’euros. Cependant, avec les deux ventes cumulées, la direction du groupe énergétique allemand compte glaner quelque 5 milliards d’euros “seulement” et se retirer ainsi, sans trop de casse, de marchés non-prioritaires. Après avoir beaucoup rapporté, les arts graphiques n’offrent pas de perspectives de développement suffisamment “intéressantes”. Logique, de nos jours. Logiquement aussi, RWE nourrit l’espoir de revendre Heidelberg à un seul acheteur afin d’en obtenir un meilleur prix plutôt qu’à devoir mettre ses actions en vente en Bourse. Mais qui cela pourrait-il intéresser ? Qui aurait les moyens d’intégrer un tel géant industriel à ses propres structures ? MAN Roland? Oui mais la tutelle européenne, soucieuse d’éviter toute position de monopole, s’y opposerait. Agfa ? Oui si le groupe belge décidait de réorienter ses développements en priorité vers les arts graphiques; ce qui n’est pas du tout le cas. Kodak, alors, qui est l’un des partenaires les plus proches actuellement pour Heidelberg, qui a les moyens et qui se se situe dans une “mouvance” d’achats avec celui, récent, d’Encad ? Qui encore ?

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