L’Imprimerie nationale veut regrouper ses usines de Strasbourg et d’Evry au sein d’un centre de profit unique

La direction du groupe que préside Jean-Luc Vialla projette de faire une “busines unit” de ces deux usines dans lesquelles il a été lourdement investi ces cinq dernières années.

Au départ, des rumeurs de privatisation. Les plus fondées font mention d’une filialisation des sites d’Evry-Bondoufle et de Strasbourg. Avant, comme c’est toujours - ou presque - le cas, une cession. D’autres rumeurs - car ce ne sont que des rumeurs qu’il faut prendre comme telles - supposent que la nouvelle entité prendra le nom d’ Imprimerie européenne et que, une fois reprise par un fonds d’investissement, elle sera soumise à un train de mesures de restructuration, ces deux unités ne figurant pas parmi les plus performantes du groupe Imprimerie nationale. Au siège du groupe, on précise se trouver seulement au stade de la réflexion “comme c’est le cas pour bien d’autres sujets”. Certes, dit-on en substance, il est question de réunir les sites d’Evry-Bondoufle et de Strasbourg-Istra au sein d’un centre de profit que l’on pourrait intituler “Groupe Rotatives labeur”... mais certainement pas Imprimerie européenne. Par ailleurs, on dément toute négociation avec un quelconque fonds d’investissement et surtout une quelconque restructuration à l’exception d’une nécessaire réorganisation des services ou des fonctions. Pour un chiffre d’affaires stabilisé à 250 millions d’euros en 1999 et 2000, l’Imprimerie nationale a aggravé ses pertes qui sont passées de 10,3 millions d’euros en 1999 à 28,3 millions en 2000. Des pertes sur fond d’investissement notamment sur les deux sites concernés puisque Evry a mis en route une KBA 64 pages fin 2000 et Strasbourg deux 48 pages respectivement en 1999 et 2000. Au total, 40 millions d’euros ont été nécessaires à ces améliorations de l’outil de production.

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