L'Imagerie d'Épinal se défend des rumeurs

Boutique éphémère de l'Imagerie d'Epinal à Paris en 2016

Des bruits courent sur la santé financière de cette illustre entreprise. Mais sa directrice les balaye d'un revers de la main.

L’imagerie d’Épinal est-elle dans la tourmente, comme le suggère un article du quotidien L’Est Républicain ? Un Pdg démissionnaire, l’ancien personnel écarté, des investisseurs qui n’ont plus accès au compte… le journal dépeint une situation « jugée préoccupante par de nombreux acteurs ».

Interrogée, la directrice Christine Lorimy se veut rassurante. « L’Imagerie n’est pas du tout à vendre, elle n’est pas du tout au bord du dépôt de bilan ! », confie-t-elle aux journalistes.

La nouvelle vie de l’Imagerie d’Épinal

Retour en arrière. La célèbre imagerie créée en 1796, dernière en Europe encore active, est rachetée en août 2014 par deux entrepreneurs lorrains, Christine Lorimy et Pacôme Vexlard. Ils veulent alors renouveler la société, la délester de sa réputation vieillotte en lui insufflant un nouveau look.

Sous leur impulsion, l’entreprise collabore avec des illustrateurs de renom parmi lesquels Serge Bloch, Laurent Blachier, Carlotta, ou encore le graffeur Chanoir. L’imagerie d’Épinal se réinvente entre la préservation de son extraordinaire patrimoine riche de milliers d’images et la collaboration avec des artistes contemporains.

Mais cinq après, Pacôme Vexlard vient de quitter la société, laissant Christine Lorimy seule à la direction. Si elle comprend que cela a pu créer des inquiétudes, elle explique à L’Est Républicain que Pacôme est un « défricheur » ; qu’il est parti parce qu’il « avait d’autres projets ».

Sur les chiffres de la société, elle balaye également les inquiétudes d’un revers de la main : « On ne communique plus sur les chiffres, c’est toujours interprété dans un sens ou l’autre. Mais en tout cas, ça va bien ! »

Mea culpa sur l’arrogance

Lors du rachat de l’Imagerie d’Épinal en 2014, les anciens imagiers ont été écartés par la nouvelle direction qui souhaitait renouveler son image et mettre en avant de nouveaux artistes.

Aujourd’hui, Christine Lorimy fait son mea culpa et souhaite recontacter les imagiers exclus du projet, annonce-t-elle dans le quotidien. Après des années de recherches, elle déclare que l’Imagerie a enfin trouvé a nouvelle voie : la déco intérieure.

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