La finition selon Heidelberg (vol. 1) : secteur de développement par excellence

A l’occasion de sa venue aux portes ouvertes des 4, 5 et 6 juin à Tremblay, le directeur mondial de la division Finition de Heidelberg, Jürgen Rautert, a confirmé le grand intérêt du groupe allemand pour cette activité.

Comme tous les grands acteurs du secteur de la communication graphique, Heidelberg s’est, un jour, posé la question de savoir s’il était raisonnable de continuer à investir dans ce que l’on peut appeler le postpresse. La réponse a été affirmative. " L’industrie des télécommunications " rappelle Jurgen Rautert, " quelle que soit sa composante, fait appel à l’imprimé. Plus elle se développera, plus ses besoins grandiront, et plus il sera nécessaire de fabriquer des produits imprimés. Et de les finir ". D’où, corollaire, la nécessité de développer chacun des secteurs d’excellence du groupe. Incontournable en presses offset, géant parmi les géants en prépresse, Heidelberg a voulu, voici un peu plus d’un an, entamer une réorganisation de son postpresse.


Jürgen Rautert, directeur mondial des activités Finition de Heidelberg - C'est la finition qui fait le produit.
Au delà de la collaboration historique avec Polar et Stahl, il lui fallait " muscler " une activité perçue comme moins naturellement attractive que le prépresse et l’impression malgré son absolue indispensabilité. Tout bon professionnel des industries graphiques sait que le produit imprimé naît à la finition. Avant cette étape, il n’est rien sinon que quelques feuilles noircies et colorées à l’encre. Pire encore : une impression peut être moyenne, un jaune ou un cyan peu conforme au résultat colorimétrique attendu, le produit, s’il est bien fini, sera valorisé voire considéré comme réussi. A contrario, la plus belle quadri possible n’aura aucune valeur si la pliure, la rainure, la découpe ou la reliure ne correspondent pas au cahier des charges, dévient de 0,4 millimètre ou si les pages se décollent au bout de 15 jours. " Une bonne finition " confirme Jürgen Rautert, " permet de faire la différence avec les produits de la concurrence. Elle peut capter, par son ingéniosité et la qualité de sa réalisation, le lecteur ou l’acheteur. La finition fait le produit. Elle est sa vraie valeur ajoutée ". La Finition sera donc un secteur d’excellence privilégié pour Heidelberg dans les années à venir. Mais la concurrence est vive, avec de grands spécialistes reconnus auxquels il faudra se mesurer. Première : une encarteuse-piqueuse CIP3 pour la première fois en France Avec cinq sites de production (3 en Europe et 2 aux Etats-Unis), 25 % de parts de marché au niveau mondial dans le domaine des encarteuses-piqueuses, Heidelberg estime être industriellement apte à entrer dans la bataille. De plus, maintes trouvailles technologiques qui ont fait le succès des célèbres presses offset sont adaptables au postpresse. Tels les servo-moteurs. Enfin, avec Prinect et CIP3, le postpresse n’est plus isolé, laissé à lui seul. Il est connecté au prépresse. Il produit avec lui. Il devient partie d’un véritable tout. Et c’est davantage qu’un rêve. Au dernier Ipex, Heidelberg a présenté en première mondiale sa première encarteuse-piqueuse CIP3, la ST 400. Cette machine était, en avant-première française cette fois, à Tremblay en ce début juin. Nous l’avons vue fonctionner. Prochain volet : l’encarteuse-piqueuse ST 400
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