Résultat annuel en hausse pour le groupe papetier Gascogne

© Gascogne

Le résultat net du groupe augmente de 15 %, malgré une hausse de chiffre d'affaires de 1%.

Le groupe Gascogne, coté à la bourse de Paris, a publié les comptes de l'exercice 2018. L'année a été marquée par la poursuite de l'amélioration des résultats du groupe Gascogne, malgré une hausse de l'énergie et des prix du bois et du papier, les deux principales matières premières du groupe.

Le chiffre d'affaires est en léger recul (- 1 %) à 402 millions d'euros, la progression de la Division Emballage (+ 3,0 millions d'euros) ne compensant pas totalement la baisse d'activité de la Division Bois (- 7,5 millions d'euros).

Quant au bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (BAIIDA), il progresse légèrement de 27,5 à 28 millions d'euros. "Le groupe poursuit la baisse de ses charges opérationnelles ce qui lui a permis d'absorber la hausse du coût des matières premières et de l'énergie", explique-t-il.

Le résultat net de l'ensemble consolidé progresse, passant de 8,2 millions d'euros en 2017 à 9,4 millions d'euros en 2018 (+ 15 %).

Les bons chiffres de la Division Emballage

La Division Emballage - qui représente environ 85 % du chiffre d'affaire du groupe -poursuit son redressement avec un BAIIDA à 28,3 millions d'euros (+ 1,8 million d'euros), dans le contexte de la hausse des prix du papier, qui ont favorisé la papeterie du groupe située à Mimizan dans les Landes et pénalisé les activités de transformation Sacs et Flexible.

L'activité papier augmente son BAIIDA de 5,0 millions d'euros en 2018 (+ 50 %) grâce à des prix de vente en hausse, "soutenus par un contexte commercial globalement favorable aux papetiers avec une demande forte malgré des coûts d'approvisionnement en bois repartis à la hausse et un niveau de production en dessous de la capacité nominale".

Le BAIIDA de l'activité de fabrication de sacs baisse de 2 millions d'euros, en raison des hausses de prix des papiers, en particulier pour les deux sacheries françaises de Mimizan et Saint-Herblain.
Quant aux trois sacheries étrangères (situées en Allemagne, Tunisie et Grèce), elles améliorent leur rentabilité de 10 %.

L'activité des emballages souples affiche un BAIIDA en baisse de 1,3 million d'euros pour les mêmes raisons que l'activité sacs, la non-répercussion de la totalité des hausses de coûts matières.

Le groupe a poursuivi son programme d'investissement avec une enveloppe de 24 millions d'euros en 2018. Il a installé notamment une imprimeuse dans un nouveau bâtiment au sein de la sacherie de Mimizan dans les Landes, en complément de la ligne de sacs Single Lip, mise en service fin 2017.

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