Un mois après l'incendie, l'imprimerie Anaïs (61) panse ses plaies

Dans la nuit du dimanche 24 au lundi 25 mars, un incendie a ravagé l'imprimerie. Mais aucun chômage technique n'a été mis en place et l'imprimerie a reçu le soutien de plusieurs confrères.

L'événement a été très brutal : en une nuit, toute l'imprimerie située à Cerisé près d'Alençon dans l'Orne a été détruite par un incendie. Le bâtiment, les presses offset, la presse typo, les machines numériques, les massicots, les plieuses... tout l'atelier a été ravagé (lire Un incendie ravage l'imprimerie Anais). Mais l'imprimerie n'a pas pour autant cessé son activité et la direction met tout en œuvre pour reconstruire l'entreprise d'impression et faire travailler tous les salariés. 

Il faut dire que cette imprimerie a un rôle social particulier. C'est une Entreprise adaptée qui fait partie de l'Association d'action et d'insertion sociale Anaïs. Elle emploie une trentaine de personnes, dont 23 en situation de handicap.

Pas de chômage technique pour les salariés

Aucun des 30 salariés n'est en chômage technique, c'était un enjeu important pour cette entreprise adaptée.

"Un mois après, nous sommes dans des locaux provisoires prêtés par la communauté urbaine d'Alençon (CUA), explique Raphaël Métairie, chargé de développement commercial. Nous avons une activité d'impression et de façonnage de notices que nous pouvons poursuivre grâce aux machines du revendeur Desk d'Alençon."

Les salariés continuent à faire des travaux de façonnage dans ce local provisoire, mais aussi de la sous-traitance de préparation de commandes directement sur site et certains ont été redirigés provisoirement sur d'autres activités de l'association Anaïs, comme l'entretien des espaces verts ou le ménage.

De la solidarité entre imprimeurs

Et l'imprimerie Anaïs peut compter sur le soutien de confrères dans ce moment difficile. "Nous avons eu plusieurs coups de fil d'imprimeurs qui nous ont offert leur aide." 

Le groupe Renard situé à Alençon leur a aussi proposé une plieuse. Bémo Graphic leur ouvre aussi les portes de son atelier de façonnage.

Bientôt un nouveau local pour de nouvelles machines

"Aujourd'hui, nous espérons avoir un local plus approprié dans les 15 jours qui suivent. Cela fait un mois que nous travaillons dessus, ça demande beaucoup d'énergie ! Ce nouveau local nous permettra de réinstaller des machines et répondre à nos clients en attendant la reconstruction du site."

L'imprimerie aura alors besoin de presses numériques et différentes machines de façonnage. Pour l'offset, la question n'est pas encore tranchée.

L'enquête est toujours en cours pour déterminer les causes du sinistre. Le site devrait ensuite être rasé pour reconstruire un nouveau bâtiment. Et cela pourrait prendre deux voire trois ans.

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