Quebecor France : des mesures conservatoires en préparation à Mary-sur-Marne

Une « réflexion » est engagée entre les dirigeants de Quebecor France et les partenaires sociaux sur les moyens à mettre en œuvre pour redresser une situation qui devient préoccupante pour tous les industriels de l’imprimerie. En tant que principale unité française du groupe l’Imprimerie Didier Quebecor est en première ligne.

Pour les dirigeants de Quebecor France, les causes du délitement aggravé que connaît le marché sont multiples. Il y a d’abord l’entrée en application de la loi sur la réduction du temps de travail. Mais ils voient aussi dans la politique massive d’investissements menée par certains acteurs européens une deuxième cause de cette crise. On garde encore en mémoire, en effet, les commandes records de rotatives hélio passées par les industriels allemands lors de la Drupa 2000. Ces machines sont à présent en service et, alliées à la crise allemande, obligent les rotativistes à conserver des travaux qu’ils sous-traitent volontiers habituellement à leurs confrères européens. Dont Quebecor. Dans ce paysage peu engageant, le site de Mary-sur-Marne – le plus important en France avec un effectif de 720 personnes – mène la réflexion qui s’est engagée au niveau national pour mettre au point des hypothèses. Depuis la mi-juin, les partenaires sociaux ont été inclus dans cette réflexion. A Mary, le problème est surtout offset. Le parc machines compte huit rotatives offset (2 x 48 pp, 2, 1 x 16 pp et 4 x 32 pp) et n’est pas rentable. Le taux de rémunération de l’atelier est supérieur de 20 à 30 % aux taux du marché. Le problème est d’autant plus grave que l’atelier hélio – Mary a trois rotatives hélio de 3,08 mètres de laize – est lui aussi en difficulté. Les prix pratiqués sur le marché baissent continuellement. Avec à l’esprit la nécessité de redonner à l’atelier offset toute sa rentabilité, la direction du groupe a émis des hypothèses dont les plus radicales pourraient se résumer à la suppression d’acquis sociaux, à l’arrêt d’une ou de plusieurs 32 pages et au licenciement de la quasi totalité du personnel offset, soit 260 personnes. Cette dernière hypothèse accompagnerait une autre hypothèse : la disparition pure et simple de l’atelier offset, à l’exclusion d’une 16 pages et d’une 32 pages dont la production est liée à l’atelier hélio. En tout état de cause, la direction veut avoir pris une décision avant l’automne.

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