Casterman Imprimerie dépose le bilan

L’entreprise de Tournai (Belgique), qui employait 278 personnes, s’est déclarée en faillite jeudi dernier. Elle est en sursis jusqu’au 9 août.

Les autorités judiciaires et bancaires ont donné un avis favorable au maintien de l’outil de production. Casterman mettra ce temps à profit pour chercher un repreneur et honorer ses contrats. Deux d'entre eux sont particulièrement importants : Flammarion et d'ITT Promédia (annuaires téléphoniques).

Sur les 278 salariés, 128 seront repris avec le statut d’intérimaire.

Les raisons

Comment en est-on arrivé là ? Pour le moins, certains chiffres et certains faits font réfléchir.

Tout d’abord, le manque de rentabilité : Casterman emploie au total 376 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 38 millions d’euros, soit autant qu’une société comme Nevada Nimifi dont les effectifs sont bien moins nombreux : 152 personnes.

Une quarantaine d’emplois avaient bien été supprimés au début de l’année, vraisemblablement trop tard.

Deuxième cause ? La cession de l’activité édition à Flammarion en 1999, activité la plus rentable de Caterman. Lui restaient deux activités : les annuaires & catalogues et les BD & albums jeunesse.

Le manque d’investissement était, par ailleurs, évident surtout par rapport à la concurrence. Conséquence, parmi d'autres : la perte d’un monopole de fait au niveau de l’impression des annuaires en Belgique.

Enfin, l’actionnariat, familial et très morcelé, n’est sans doute plus adapté à l’époque. Il n’a pas su convaincre les pouvoirs publics wallons pourtant désireux d’octroyer un prêt de 5 millions d’euros si, parmi les conditions requises, les actionnaires acceptaient de mettre eux-mêmes la main à la poche…

On connaît la suite.

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