Suisse : les imprimeurs respectant la législation sociale ne veulent pas être les dindons de la farce

Les imprimeurs appliquant déjà le "Contrat Collectif de Travail" voient leurs coûts augmenter et sont fortement défavorisés lors des appels d'offres publics, par rapport à leurs collègues n'appliquant pas encore ce texte.

L1association patronale Viscom et les syndicats Comedia et SYNA requièrent des pouvoirs publics de prendre en considération l1ensemble des coûts liés à l1application du Contrat collectif de travail. Il y a une collusion entre l1intérêt des pouvoirs publics pour un partenariat social efficace et celui orienté vers la réduction au strict minimum des prix des marchés d1approvisionnement publics. En tant que partenaires sociaux de l1industrie graphique, l1association patronale Viscom et les syndicats comedia et SYNA requièrent de la Confédération, des cantons et des communes qu1ils prennent davantage en considération les prestations des entreprises dans le cadre du partenariat social ainsi que les efforts consentis en matière de forma-tion professionnelle et de perfectionnement lors de l1attribution des commandes publiques. Avec les bilatérales I en arrière-plan et la convention partielle concernant les "marchés d1approvisionnement publics", les partenaires sociaux de l1industrie graphique consta-tent que le conflit d1intérêt s1aggrave entre l1intérêt des pouvoirs publics pour un parte-nariat social efficace et celui orienté vers la réduction au strict minimum des prix des marchés d1approvisionnement publics. En matière d1attribution des commandes publiques, Viscom, comedia et SYNA esti-ment qu1il faut de prendre en considération les critères suivants: - Les entreprises liées par le partenariat social s1engagent à respecter les conditions de travail prévues dans le Contrat collectif de travail total et à observer les princi-pes d1une production efficace. - Les partenaires au Contrat collectif de travail - Viscom, comedia, SYNA - garantis-sent la paix du travail ce qui constitue un avantage indéniable dans un secteur très sensible de l1économie nationale. - Les partenaires sociaux financent largement la formation professionnelle et le perfec-tionnement au sein de l1industrie graphique: ensemble, les associations in-vestissent près de CHF 7 millions par an dans les activités de promotion de la re-lève. En outre, ce montant ne comprend pas l1important travail de milice effectué par les représentants des organisations patronale et syndicales. - Les entreprises qui ne participent pas au partenariat social (environ 2/3 de l1ensemble des sociétés avec 1/3 des postes de travail) ne sont pas soumises au Contrat collectif de travail et sont donc facilement en mesure de soumettre des of-fres différentes, dans lesquelles les coûts liés aux acquis du CCT et à la formation professionnelle ne sont pas inclus.. Viscom, Comedia et SYNA sont clairement d1avis que les pouvoirs publics sur les plans national, cantonal ou communal ne devraient absolument pas participer à ce dumping des prix. Pour ces raisons, ils requièrent des pouvoirs publics qu1ils prennent en consi-dération les coûts induits pour les entreprises soumises au CCT et de ne pas prétériter les sociétés qui font l1effort de soutenir le partenariat social. Les entreprises qui respectent le Contrat collectif de travail en vigueur dans la branche garantissent des conditions de travail appropriées et apportent une contribution raison-nable et essentielle aux frais liés à la formation professionnelle et au perfectionnement.

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