Inondations : la catastrophe évitée de justesse à l'usine KBA de Radebeul

Récit d'un sauvetage exemplaire en images.

Située en ex-Allemagne de l'Est, en bordure de l'Elbe, entre Dresden et Meissen, à Radebeul, l'usine a la chance de se trouver bâtie sur un terrain qui n'a jusqu'alors jamais été inondé.

Or, dans la journée du 17, quand l'Elbe dépasse la cote d'alerte de 9.40m à Dresden, la direction de l'usine se rend compte que le pire n'est jamais certain et décide de mettre en oeuvre une opération préventive destinée à éviter tout dégât majeur. Les entrées des bâtiments sont barricadées avec des sacs de sable et les bouches d'égout scellées.

Le 18, devant la montée des eaux, l'usine met en oeuvre un plan d'évacuation sans précédent : déménagement des matériels informatiques et de télécommunications, évacuation des sous-sols et surtout construction, jour et nuit, par les équipes des ateliers d'assemblage et d'expédition d'un barrage qui samedi, mesure près 300 mètres de long, 2 mètres de haut et 6 mètres de large. Dans la nuit de vendredi à samedi, les premières équipes de pompiers arrivent sur place. Ils sont polonais et viennent de Wroclaw mais aussi de Poznan. Leur mission : pomper l'eau qui commence à s'immiscer dans les fondations du bâtiment. Dans la journée de samedi, ils sont rejoints par des collègues allemands des villes de Friedewald, Boxdorf and Moritzburg, mais également par des soldats de la Bundeswehr (armée fédérale), tous coordonnés par le chef des pompiers locaux, Dieter Claus. En parallèle, l'usine KBA de Wüzbourg envoie en toute hâte des sacs de sable qui commencent à faire défaut.

Et ce travail de fourmi paie. Le barrage de fortune joue parfaitement son rôle, canalisant les flots et protégeant les locaux de l'usine. Dans la journée de samedi, le niveau de l'eau s'arrête de monter à quelques centimètres à peine du sommet du barrage : la décrue vient de s'amorcer. Ce lundi, la situation est presque rentrée dans l'ordre, l'usine devant de nouveau parfaitement fonctionner dès demain, selon une déclaration faite à GraphiLine par un responsable de l'usine.

Un bien bel exemple de solidarité européenne, qui malheureusement ne peut nous faire oublier la désolation causée par cette terrible catastrophe ainsi que les dizaines de victimes que l'on dénombre dans toute l'Europe Centrale.

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