Les imprimeurs, nouvelles victimes des assureurs

Les primes d'assurance en hausse de 25 à 35% depuis le début de l'année outre-Manche. La fédération nationale de l'imprimerie, le BPIF, monte au créneau pour défendre l'avenir de la profession. Une situation qui n'est pas sans rappeler celle de la France...

La raison de ces hausses est toute simple : une augmentation des défaillances dans le secteur ? non ! Une augmentation inexpliquée des sinistres dans les imprimeries ? (incendies, collisions interplanétaires...) non ! Tout simplement la mauvaise santé des assureurs, en partie due aux problèmes climatiques mais également à leur propension à investir dans des secteurs qui devaient se révéler très rentables, la téléphonie par excemple, et qui finalement ne sont que des gouffres financiers... Et qui paie au final ? Car si les hausses moyennes sont comprises entre 25 et 35%, certains assureurs en grande difficulté n'ont pas hésité à augmenter leurs tarifs de 500% selon un officiel de la fédération. En association avec un broker indépendant, Aon Risk Services, le BPIF fait actuellement tout son possible pour aider ses membres à trouver des solutions alternatives et prévient que les sociétés qui n'ont pas anticipé ces augmentations devraient tout faire pour les refuser. Du côté des assureurs, on insiste surtout sur le fait que ces dernières années, l'augmentation des primes pour les imprimeurs a été notablement plus faible que dans d'autres secteurs. Réponse logique de leur part, mais qui ne tient bien évidemment pas compte des démarches entreprises dans la profession pour investir, d'un côté, dans des solutions technologiques plus sûres et pour réduire, d'un autre côté, le risque clients. Face à cette situation, la fédération des entreprises individuelles (FSB) a indiqué que cette décision unilatérale conduirait soit à la disparition d'entreprises, soit au développement de marchés non couverts, en toute illégalité. Et l'un de ses responsables de citer le cas d'une prime annuelle passé de 1200 à... 8000 livres pour un risque à couvrir de 1 million de livres (stable). Une situation que l'on retrouve malheureusement en France et qui a incité la FICG, en liaison avec la Copacel et la Fédération Française du Cartonnage à mener une démarche de Branche visant à contester les douceurs et autres surprises des assureurs en matière d'assurance risques industriels (tarifs prohibitifs, exclusions de garanties...) auprès de la Fédération Française des Assurances. Un dossier à suivre...

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