Vivendi Universal Publishing : Jean-René Fourtou ou le baiser de la mante religieuse ?

15 jours avant la vente de Houghton Mifflin, Jean-René Fourtou avait rassuré les salariés américains et nié tout projet de cession. Il nie désormais toute cession de VUP...

Car à l'heure des choix stratégiques et sous la pression des banquiers, enfin conscients de la gravité de la situation de l'entreprise après des mois de somnolence confortable à son conseil d'administration, le pôle édition ne semble pas peser bien lourd. Et la situation sembler bien mal engagée : la seule vente de Houghton Mifflin, environ 1.8 milliard de dollars, ne devrait même pas réussir à couvrir le prix payé il y a un an à savoir 2.2 milliards. De là à penser qu'en y adjoignant la branche française, la mariée serait plus rentable... Aujourd'hui, en quête de 10 milliards d'euros, le PDG du groupe se voit contraint de tailler dans le vif et deux branches pourraient en faire les frais : le reste du pôle édition mais aussi la téléphonie, très rentable et sur laquelle Vodafone ne cesse d'exercer un strabisme qui touche à l'obsession. Cette double solution permettrait à VU de rasssurer ses banquiers tout en s'éloignant définitivement du spectre de la cessation des paiements. Le groupe se maintiendrait également sur son positionnement stratégique, à savoir la communication et l'eau, deux activités dissonantes mais cycliquement complémentaires. Il reste cependant que le pôle édition français en tant que premier éditeur national ne pourra, pour des raisons tant économiques que politiques être cédé à des intérêts uniquement étrangers, notamment anglo-saxons. Ce qui conduirait les fonds d'investissements américains en lice sur la branche américaine à s'allier avec des français. Le nom de Paribas Affaires Industrielles circule déjà...

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