Encres : Brancher dépose le bilan, pour sauvegarder son exploitation

Plombé par la mévente de son ancienne usine de Vélizy, le fabricant français rencontrait de grosses difficultés de trésorerie.

Car pour la construction de sa nouvelle usine de Chartres, la société dirigée par Olivier Brancher (en médaillon) a véritablement joué de malchance.

Malchance tout d'abord au niveau technique parce que des soucis de production l'ont obligé à retarder une partie de son démanagement, alors que la nouvelle usine tournait déjà, augmentant sensiblement ses charges financières.

Malchance également parce qu'une fois le déménagement opéré, la dépollution du site de Vélizy a été beaucoup plus longue que prévu du fait des attentes de l'acquéreur, une société anglo-saxonne, qui exige un standard international plus strict que les normes françaises, ce qui a retardé la vente du terrain, qui devait couvrir 50% de l'investissement de Chartres.

Une accumulation de déconvenues qui ont entraîné la situation que l'on connaît actuellement.

Pour Guillaume Proust, directeur financier de l'entreprise, "la décision de se placer sous le régime du redressement judiciaire était indispensable pour ne pas perturber la production, en attendant le versement du montant de la vente de Vélizy courant 2003".

Créée il y a plus de 150 ans et toujours détenue par des capitaux familiaux, la société réalise un chiffre d'affaires de 23 millions d'euros, dont 25% à l'export et emploie 150 salariés.

Proposant une gamme de produits allant de l'offset à l'helio et à la flexo, Brancher est certifié ISO 14000.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...