Jean-François Cloître prend sa retraite après un parcours exemplaire

Le 31 janvier dernier, sa famille, ses collaborateurs, et toutes les personnes qu'il a côtoyées durant sa carrière, lui ont rendu hommage à l'occasion de son départ en retraite.

Non nova sed nove - Non pas des choses nouvelles, mais faites de façon nouvelle – telle est la devise de l'entreprise Cloître imprimeurs que Jean-François Cloître, a su mettre en application pendant sa carrière pour que l'imprimerie familiale se développe de façon nouvelle. Né en 1943, six ans après la création de l'imprimerie, Jean-François Cloître arrivera dans l'entreprise en 1970, à 27 ans. Il possède déjà un parcours des plus intéressants après ses études supérieures à la Faculté des Sciences de Brest et à l'école Estienne de Paris (section TS Arts et Industries Graphiques) et deux ans passés chez Hatier en tant qu'agent de fabrication. Il génère dés son arrivée dans l'entreprise familiale, un souffle nouveau, permettant à l'imprimerie de s'ouvrir aux avancées technologiques et à de nouveaux marchés avec notamment l'installation de la première presse offset GTO Heidelberg en France. C'est en 1974, qu'il prend la tête de l'entreprise familiale avec son frère Alain, qui devient la SARL Cloître Imprimerie Papeterie (CIP), au capital de 20 000 francs. Rachetant l'Imprimerie de la Marine, à Brest, il continue le développement technologique et économique de la société. Ainsi en 1979, la SARL CIP devient la S.A. Cloître Imprimeurs au capital de 300 000 francs. En 1983, Jean-François et Alain Cloître décident de s'agrandir et s'implantent à Saint-Thonan, où ils se trouvent toujours aujourd'hui. Les fastes années 80 leur permettent de passer à un capital de 3 millions de francs, apportant à l'entreprise la solidité financière pour poursuivre son évolution technologique. L'imprimerie investit dans la compogravure et développe les moyens informatiques de production en mettant au point un disque optique numérique avec l'aide de l'ANVAR. En 1989, la direction crée une holding "SA Cloître Participations" au capital de 8 millions de francs et augmente la surface de l'entreprise, en 1990, passant de 1.800 m² à 3.000 m². Deux ans plus tard, le "Groupe" Cloître absorbe par l'intermédiaire de cette holding, l'imprimerie Typorapide de Rennes. Le milieu des années 90 voit un développement technologique considérable obligeant l'entreprises à faire des choix stratégiques pour perdurer. Elle crée donc un atelier d'impression numérique pour répondre à des besoins particuliers jusqu'au format A3 en faible tirage, investit dans une presse offset 5 couleurs à calage automatique et également en recherche et développement en créant un atelier multimédia pour satisfaire les besoins de clients en CD-Rom et en pages Web. A la fin des années 90, l'entreprise se dote d'un nouvel équipement de haute technologie, le CTP ou Computer To Plate, qui permet, à partir de données numériques, d'insoler directement les plaques sans passer par l'étape du film. Tous ces développements permettent à Cloître Imprimeurs d'obtenir le Trophée d'or de la PMI la plus innovante des industries graphiques. Pour le nouveau millénaire, l'entreprise investit dans un second CTP en remplacement du flashage et lance le e-procurement pour les grands comptes et installe une nouvelle presse 8 couleurs Heidelberg en mars 2003. Les années 90 sont également pour Jean-François Cloître, le temps des responsabilités professionnelles en devenant Président du syndicat des maîtres imprimeurs du Finistère affilié à la FICG et surtout en devenant Président d'Impriclub entre 1995 et 2000. En septembre 2002, Jean-François Cloître est remplacé à la tête de l'entreprise par Jean-Yves Lenormand, Président d'Impriclub, laissant une entreprise florissante au capital de 1 600 000 euros avec une superficie de 4.200m². Et demain ? "Je n'ai pas de passion particulière si ce n'est beaucoup d'intérêt pour la peinture et la musique. En fait, une seule passion, par goût certes, mais surtout par obligation : le métier d'imprimeur". Aujourd'hui que l'avenir s'ouvre à lui pour de nouvelles aventures, gageons que l'imprimerie ne deviendra plus une obligation mais restera une passion…

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