Conjoncture : la vraie situation des imprimeurs français

Les données collectées par la Coface à fin Janvier sont réellement édifiantes. Imprimerie, attention danger...

A fin Janvier 2003 et sur 12 mois glissants, la situation tous secteur confondus est la suivante : Créations d'entreprises : 186284, soit -16.9%. Défaillances : 36340, soit +3,69%. Cessations d'activité : 116 649, soit -13,30%. Si l'on s'intéresse maintenant au secteur de l'imprimerie, les résultats sont les suivants : Créations d'entreprises : 943, soit -17,21%, soit un niveau moindre que le national. Défaillances : 412, soit +17,38%, soit un écart très significatif vs le national. Cessations d'activité : 689, soit -12,90%, soit en ligne avec le national. Il apparait donc qu'une rapide comparaison des données indique un niveau de défaillances particulièrement fort dans l'imprimerie, sans commune mesure avec le reste des entreprises françaises. Pour ce qui est de ces mêmes défaillances, l'étude des typologies d'entreprises concernées est riche d'enseignements : Imprimeries de journaux : 7, -30%. Imprimeries de labeur : 305, +27.08%. Reliure et finition : 15, +114.30%. Composition photogravure : 115, +14.70%. Ces chiffres sont suffisamment éloquents pour se passer de tout commentaire et reflètent l'extrème fragilité de notre secteur. Fragilité due à la conjoncture certes, mais fragilité structurelle également dont les raisons sont multiples : sous capitalisation des entreprises, sur-équipement, concurrence fratricide, augmentation des coûts suite aux 35H00 en plein retournement de cycle économique.

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