L'imprimerie publique du Cameroun refuse d'imprimer un quotidien privé

Le message des autorités à l'opposition est on ne peut plus clair...

Dans la nuit du 13 Avril, les gendarmes ont saisi les fichiers informatiques contenant l'édition du lendemain du quotidien "Mutations" dans les locaux de la SOPECAM, la Société de presse et d'édition du Cameroun, une structure qui dépend des autorités gouvernementales. Le motif invoqué par sa directrice, Marie-Claire Nnana est que selon la législation camerounaise, l'imprimeur est considéré comme auteur des infractions commises par voie de presse. Des infractions reprochées à "Mutations". Interpellé brièvement, le directeur du titre, Haman Mana, a déclaré à sa sortie du commissariat que son journal était désormais imprimé par une structure privée dont il souhaite taire le nom. Face à l'attitude des autorités camerounaises, l'association Reporter Sans Frontières (RSF) a tenu à dénoncer vigoureusement ce comportement qualifié de véritable "système de censure préalable".

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