La Fédération Française de l'Imprimerie reçue à l'Assemblée Nationale

L'objectif de cette rencontre : élargir le champ d'influence de l'organisation face aux mesures d'urgence qui s'imposent au secteur des Industries Graphiques.

C'est le 16 Avril dernier qu'elle s'est déroulée. La délégation de la FICG, conduite par son délégué général, Pascal Bovéro et par Joël Legendre (président du syndicat de la Manche) a été reçue par Alain Cousin (Vice-président du Conseil Général de la Manche et Jean-Paul Charié (député du Loiret). Au centre des inquiétudes de l'organisation professionnelle, outre la conjoncture et le repli du marché publicitaire, des distortions de concurrence au profit du secteur de la presse, certaines nouvelles pratiques d'achat et la prochaine ouverture, sous l'impulsion de Bruxelles, de la publicité télévisuelle à des secteurs qui en étaient jusqu'alors interdits. Et ce dans un contexte fiscal et social européen qui ne plaide pas en faveur de la France. Les quatre points soulevés par Pascal Bovéro étaient les suivants : * les distortions fiscales entre les centres de production presse et labeur, liées au fait que les imprimeries de presse bénéficient de l'article 39bis destiné à alléger leurs coûts d'investissement matériel. Face au développement de matériels hybrides, le secteur presse bénéficie de fait d'un avantage tout à fait injuste et pénalisant pour les rotativistes de labeur. * la mise en place de plus en plus fréquentes par les grands comptes d'enchères inversées qui entrainent une chute dramatique des prestations graphiques. * le traitement de la surcapacité de production qui requiert la mise en place de stratégies de bassins déjà opérationnelles en Ile de France et dans l'Orne avec le soutien des pouvoirs publics. * les risques liés à l'ouverture du marché de la publicité télévisuelle à des secteurs comme la grande distribution ou l'édition, qui entraînera des départs de budgets jusqu'alors investis dans l'imprimé. Ces quatre points s'inscrivent dans une démarche de long terme pour la branche et soulignent les fortes mutations auxquelles elle sera confrontée dans les mois et les années à venir. En effet, la réduction des capacités de production, les effets de politiques d'achats plus agressives et les risques liés au manque de compétitivité sociale et fiscale de la France en Europe ont déjà touché d'autres secteurs d'activité comme la sous-traitance automobile, le transport, l'agroalimentaire. Il importe donc de réaliser des benchmarks multi-sectoriels et d'en extrapoler des tendances pour les Arts Graphiques. Tout comme de mettre en place des aides au "basculement au tout numérique" du secteur et faciliter le regroupement des entreprises, à l'instar des communautés de communes. Des démarches auxquelles compte bien s'attacher la FICG dans les mois à venir. D'ailleurs, rendez-vous est déjà pris les 23 Avril et 12 Mai avec le groupe de travail parlementaire sur l'Economie Numérique.

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