La FICG s'inquiète de l'ouverture de la publicité télé aux secteurs interdits

La fédération française de l'imprimerie a été reçue par la Direction des Media (DDM), un service qui dépend directement de Matignon.

Après Matignon en Mars et l'Assemblée Nationale en Avril, l'organisation patronale française poursuit son action de lobbying auprès des pouvoirs publics. L'objectif de cette démarche est clair : faire prendre conscience à nos dirigeants de la difficulté dans laquelle se trouve notre secteur pour les conduire à prendre en compte les besoins des entreprises dans leurs décisions. A cet égard, l'ouverture des secteurs interdits à la publicité télévisuelle ne peut qu'avoir de graves répercussions pour les imprimeurs, mais aussi la presse. Rappelons que suite à une inojnction de Bruxelles, les autorités françaises vont permettre à certains secteurs d'activité qui en étaient interdits, comme l'édition ou la grande distribution, de pouvoir communiquer sur le petit écran, autrement que par le sponsoring d'émissions. La crainte est grande de voir une partie non négligeable des budgets publicitaires s'orienter vers le petit écran, au détriment des imprimés. Avec les conséquences que l'on imagine pour le secteur de l'imprimerie, notamment le marché de la rotative pas vraiment brillant. Pascal Bovéro, délégué général de la FICG et Gilles Gauthier, responsable économique, ont donc fait part de la vive inquiétude du secteur face à cette menace. Dans le souci de préserver les grands équilibres du marché publicitaire, la direction des Médias a confirmé la position des pouvoirs publics français, à savoir l'ouverture du secteur de la presse dès 2004 et l'ouverture progressiver de celui de la distribution sur la période 2004-2007, selon des modalités qui restent à définir. La FICG a de son côté réaffirmé qu'il était indispensable d'identifier les transferts de flux qui s'opèreront notamment sur le marché de la distribution. En rappelant que le support imprimé génère en direct les deux tiers des flux en marketing. Face à l'inquiétude du secteur et à sa situation déjà périlleuse, la DDM, par une note de cadrage, souhaite conforter la position des autorités françaises dans les derniers arbitrages entre le Commissaire Européen Frits Bolkenstein et Jean-Jacques Aillagon qui auront lieu à la mi-Juin.

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