73 licenciements chez Arjo Jouy-sur-Morin (Ile de France)

Cette usine est dédiée, notamment, à la fabrication du papier pour billets de banque.

C'est en aVril dernier que la direction de l'établissement avait annoncé un plan de restructuration qui devait entrainer près de 93 suppressions de postes. Suite à de longues négociations entre les partenaires sociaux, la direction a revu sa copie et réduit le nombre de licenciements à 73. Dont 60 départs volontaires. Initialement, l'usine comptait 317 salariés. LA SECONDE mauvaise nouvelle de la rentrée vient de tomber sur le front de l'emploi. Après les 37 employés municipaux de Bussy-Saint-Georges dont le contrat n'est pas renouvelé, 73 salariés de l'usine de Jouy-sur-Morin, du papetier Arjo Wiggins, reçoivent leur lettre de licenciement. Cette entreprise entourée de barbelés, où l'on ne pénètre qu'avec des badges, fabrique notamment le papier qui sert à imprimer des billets de banque. Ce matin, à 10 h 30, un comité d'entreprise extraordinaire est convoqué, pour présenter la nouvelle organisation et les rythmes de travail qui vont en découler. Les syndicats craignent des accidents du travail par manque de personnel Les optimistes noteront que la situation est moins grave que ce qui était annoncé au début du conflit, en avril dernier. A l'époque, la direction avait lancé le chiffre de 93 postes supprimés. « Nous avons tenu des dizaines de réunions avec les partenaires sociaux pour établir le plan, rappelle le directeur du site, Gilles Bajul. S'il n'y a que 73 licenciés, c'est que nous avons tenu compte des arguments des syndicats. » A la CGT, où personne ne veut être cité nommément, la version n'est pas aussi rose. Les délégués reprochent un manque de dialogue et l'impossibilité d'obtenir des documents, « comme les notations individuelles, pour vérifier si les règles à observer dans un plan social sont bien respectées ». « Soixante salariés se sont portés volontaires pour partir. Un nombre important car les gens manquent de confiance sur l'organisation future. Ils redoutent de nouvelles conditions de travail catastrophiques et le manque de sécurité. Les accidents du travail risquent d'être plus nombreux à cause du manque de personnel », souligne la CGT. « La sécurité est notre préoccupation de tous les instants, certifie le directeur de l'organisation industrielle, Pascal Oosterlynck. Des formations se succèdent dans ce domaine. Conséquence, depuis début 2003, les accidents du travail ont été divisés par trois. Et, dans l'avenir, il n'y aura pas plus de risques et la sécurité sera au même niveau qu'aujourd'hui. » Dans quelques jours, il ne restera plus que 244 employés dans l'usine Arjo. Il y a deux ans, un plan social avait déjà abouti à la suppression de tous les contrats à durée déterminée, à la fin du recours à l'intérim ainsi qu'au départ en retraite d'une douzaine de salariés. La cellule de reclassement, financée par l'entreprise, doit fonctionner un minimum de neuf mois et continuer jusqu'au placement du dernier licencié.

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