Psychodrame lors de la privatisation de Portucel

L'Assemblée générale du papetier a rejeté vendredi le projet de privatisation du gouvernement.

Au terme de ce projet, l'Etat portugais devait céder un quart du capital qu'il détient à hauteur de 55%. Vendredi, 36,9% des administrateurs se sont opposés à cette démarche. Car aux côtés de l'Etat, le groupe diversifié Sonae détient lui près de 25% du capital de l'entreprise est est ouvertement opposé aux modalités de la privatisation. Il a donc su convaincre les minoritaires qui auraient fortement été dilués par l'augmentation de capital prévue initialement. Beau joueur, le ministre portugais de l'économie a déclaré : "Le gouvernement ne vas pas imposer sa volonté, bien qu'il dispose de moyens de le faire". Deux repreneurs s'étaient fait connaître, le finnois M-Real et le portugais Cofina-Lecta, le premier ayant toutefois jeté l'éponge en Septembre dernier. Face à cet échec (anticipé ?), les autorité portugaises ont vite réagi qui viennent de décider de céder 30% du capital de l'entreprise par vente directe. Une décision annoncée par un communiqué on ne peut plus clair : "Le gouvernement a décidé d'exercer l'option de vente de 30% du capital de Portucel, comme le prévoit la loi". Issu de la fusion de Portucel et Soporcel, le groupe Portucel dispose d'une capacité de production de 1 million de tonnes de papier et de 1.2 million de tonnes de pâte, d'un patrimoine forestier de 180.000 hectares et de 3 usines : Setúbal, Figueira da Foz et Cacia. Il réalise un chiffre d'affaires d'un milliard d'euros.

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