Un gratuit pour sauver le Progrès ?

Le quotidien lyonnais, en crise endémique depuis 20 ans fait sa révolution : il lance un gratuit, rajeunit sa maquette en s'appuyant sur une toute nouvelle imprimerie.

Raillé, moqué et snobé à ses débuts, le concept de quotidien gratuit d'information fait un nouvel émule en France.

Le Progrès (Socpresse) a lancé hier Lyon Plus, un gratuit destiné à concurrencer les deux ténors nordiques, Metro et 20 Minutes, qui n'en finissent pas de donner des sueurs froides aux patrons de presse. Tiré dans un premier temps à 80.000 exemplaires, il dispose de 24 pages quadri. Il arrive dans les rues de Lyon un an après Metro et 1 mois après 20 Minutes avec un objectif : cibler la population des moins de 40 ans adepte de ce type de format et séduire les annonceurs avec une diffusion quotidienne consolidée de 200.000 exemplaires sur le département. Autre nouveauté annnoncée, le relookage complet de la maquette du Progrès. Elle sera officiellement lancée le 26 Avril prochain. Le format du titre adoptera celui du Figaro en un seul cahier de 64 pages maximum, une meilleure hiérarchisation de l'information et une maquette plus aérée. Car il y a urgence. En 2003, la diffusion du titre a encore baissé de 1.50%, après une baisse de 3.7% un an auparavant pour s'établir à 250.000 exemplaires. D'un point de vue financier, le Progrès a perdu 27 millions d'euros en 2002. Pour conduire cette stratégie, la filiale de la Socpresse peut s'appuyer sur une imprimerie flambant neuve de 13.000 m2 bâtie à Chassieu qui dispose de 2 ritatives dernier cri. Un investissement de 46 millions d'euros. Un investissement qui s'étendra également à l'imprimerie de Saint Etienne pour laquelle 16 millions d'euros d'investissements sont programmés.

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