Taxe sur les imprimés non adressés : un imprimeur réagit et fait des propositions

Guillaume de COURCY, Directeur Général de l’Imprimerie Sagim-Canale (77) a souhaité réagir à notre dernier article traitant de la taxation des imprimés non adressés. Une tribune libre que ce professionnel a souhaité intituler "Défendons nous mieux, imprimons mieux !"

L’opération « Stop Pub » appelle à l’évidence une réaction de la part des professionnels de l’Industrie Graphique. Demandons-nous si nous ne sommes pas attaqués aujourd’hui à cause de notre incapacité à nous défendre…

Il me paraît évident que nous devons nous mobiliser pour faire passer de façon claire un message indiquant les dangers que recèlent les débuts de cette lutte anti-papier et ce en expliquant clairement qu’aujourd’hui les professionnels de l’Industrie Graphique s’investissent de façon active dans la défense de l’environnement. Outre le fait qu’une « lutte contre le papier imprimé » est un phénomène que l’on retrouve dans toutes les dictatures, expliquons donc que la filière graphique est un gros employeur, un gros investisseur (générant donc des emplois chez ses fournisseurs) et que, dans le contexte de concurrence actuelle, à l’échelle européenne et mondiale) il est particulièrement déraisonnable de nous fragiliser. Expliquons également que l'industrie papetière utilise peu le bois des forêts françaises pour faire le papier, qu’elle se sert de bois en provenance de plantations spécialement plantées pour elle, de "déchets" de bois d'ameublement ou de papier récupéré et enfin que le volume d’arbre dans les forêts française à doublé depuis un siècle et ce malgré l’augmentation exponentielle de la quantité de papier fabriqué. Expliquons donc que le papier est une matière recyclable et que l’utilisation de papier recyclé est de plus en plus courante dans les imprimeries française. Nous devons de surcroît continuer à travailler dans le sens d’une amélioration de l’impact environnemental de notre industrie et le faire savoir. Ainsi, nous devons développer des opérations comme Imprim’vert et communiquer plus à ce sujet.

Nous devons réfléchir plus aux consommables que nous utilisons. Ainsi, pourquoi ne pas privilégier des encres à base d’huiles végétales et le faire savoir ? Ainsi, pourquoi ne pas nous inscrire clairement contre l’importation des encres en provenance d’Inde dont on sait clairement que la faiblesse de leurs coûts sont principalement dus tout à la fois à l’absence de règles concernant le travail des enfants et à l’absence de règles environnementales industrielles ? Ainsi pourquoi ne pas sensibiliser nos clients à l’intérêt qu’il y a pour eux à travailler avec des professionnels soucieux du respect de l’environnement et le faire savoir ?

Guillaume de COURCY
Directeur Général de l’Imprimerie Sagim-Canale 77181 COURTRY

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