Les solvants des encres d'imprimerie au tribunal

Une ancienne ouvrière sérigraphiste poursuit son entreprise pour avoir été exposée à des solvants, les éthers de glycol, solvants qui auraient causé de graves handicaps à sa fille.

C'est hier que se tenait l'audience de ce procès au tribunal de grande instance de Paris.

Claire Naud, aujourd'hui agée de 34 ans et mère d'une petite Roxane de 12 ans gravement handicapée, était venue réclamer réparation auprès de son ancien employeur, Sérigraphie Aquitaine Flocage (SAF) et de ses fournisseurs.

Les faits remontent aux années 91-92, période à laquelle la plaignante aurait été exposée à ces solvants, lors du nettoyage d'écrans de sérigraphie, alors qu'elle était enceinte.

En 1992, inquiète des éventuelles conséquence de son exposition aux solvants sur son bébé à naître, elle avait consulté un médecin du travail qui lui avait déconseillé toute exposition. Suite à cette remarque, son employeur aurait refusé de l'affecter à une autre tâche.

Le débat d'hier, particulièrement émouvant, a porté sur l'affectation de la salariée dans l'entreprise à cette période et sur la nocivité des éthers de glycol, nocivité qui semble acquise, deux d'entre eux ayant été classés toxiques pour la reproduction et étiquetés R61 en 1993.

Compatissant avec la douleur de la plaignante, l'avocate de l'imprimerie a argué du fait que rien ne démontrait que la jeune Roxane ne souffrait pas d'une maladie génétique non encore répertoriée

En attendant l'énoncé du jugement porté au 8 Mars prochain, le syndicat CFDT a interpellé le gouvernement, lui demandant d'interdire l'utilisation des éthers de glycol dans les entreprises.

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