e-Printing : l'imprimerie Cartadoo (69) cesse ses activités

Cette cessation d'activité reflète les erreurs stratégiques de la PME ainsi qu'une politique de prix agressive menée au détriment de la rentabilité.

C'est par un court message que Cartadoo, structure e-printing du groupe Barlerin (69), a informé hier ses clients de sa cessation d'activité effective ce soir.

Il faut dire que dans les derniers jours, l'entreprise, ne disposant plus de lignes de crédit auprès des papetiers, sous-traitait l'ensemble de ses travaux dans des structures "amies".

Ce qui, aujourd'hui, place dans l'embarras les clients de l'imprimerie, obligés, dans l'urgence, de trouver une solution de substitution avec un imprimeur... pérenne.

Et pourtant il y a un peu plus d'un an, l'entreprise se targait de réaliser 300.000 euros par mois pour 22 salariés.

Elle avait également obtenu des subventions de l'Anvar, subventions qui, au final, n'auront servi qu'à contrebalancer une politique tarifaire suicidaire dénoncée par les imprimeurs de le région.

Dans ce contexte, la disparition de l'imprimerie Cartadoo s'avère être un vrai coup de semonce pour les imprimeurs souhaitant étendre leur offre de services vers des solutions en ligne.

Car si le marché conduit de plus en plus les imprimeurs à aller dans cette direction, sous peine de perdre des clients, ces mêmes imprimeurs doivent-ils "tout maîtriser" et chercher à devenir des SSII ou doivent-ils s'appuyer sur des solutions déjà existantes ?

En bref, faut-il réinventer la roue et partir dans des développements engendrant des coûts non maîtrisés - à l'instar de Cartadoo - ou intégrer des outils qui ont fait leurs preuves ?

Ce, sachant que l'intégration d'une solution chez un client exige souvent des adaptations informatiques hors de prix, généralement non budgétées et que le client n'est pas prêt à payer.

A vouloir développer ses solutions informatiques en interne et en s'étant positionné de facto comme une SSII et une imprimerie, l'imprimerie Cartadoo, confrontée à une inflation de coûts non maîtrisés, s'est lancée dans la dernière alternative qui s'offrait à elle : une stratégie de volume destinée à terme à faire bondir son chiffre d'affaires.

Le marché en se refermant sur elle comme un piège ne lui en a pas laissé le temps.

Un exemple à méditer, qui plaide pour des solutions informatiques mutualisées... et qui doit amener les donneurs d'ordres à ne pas forcément opter pour les imprimeurs les moins chers du marché.

Car les moins chers ne sont pas les plus pérennes.

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