Le lock-out des papetiers finlandais se conclut par la victoire du patronat

Les groupes papetiers finlandais sont finalement parvenus à imposer plus de flexibilité à leurs salariés à l'issue d'un lock-out de 7 semaines. Le prix à payer est particulièrement lourd pour le pays...

Selon l'accord signé entre les partenaires sociaux, les machines à papier tourneront désormais sept jours sur sept, toute l'année. A la trappe donc le fermeture des usines pendant une semaine durant les fêtes de Noël et de la Saint Jean. En parallèle, les groupes papetiers pourront, s'ils le souhaitent, sous traiter les opérations de maintenance de leurs machines à des sociétés extérieures, chose qui était jusqu'alors impossible. En contrepartie, les 24,000 salariés du secteur obtiennent une revalorisation de leurs salaires de 2,5% en moyenne en 2005 et de 1,9% en juin 2006. Si le patronat papetier peut s'estimer satisfait du résultat de cette "négociation", son coût financier est particulièrement lourd pour les actionnaires des entreprises et pour le pays. En terme d'activité, à raison de 40 millions d'euros de manque à gagner par jour, le lock-out aura couté 1,5 milliard d'euros à Stora Enso, UPM-Kymmene et M-real. Ce qui, pour le pays, se traduira par la perte d'un point de croissance économique sur 2005 : 1,5% contre 2,5% estimés. Avec des conséquences dramatiques pour certains sous-traitants : industrie chimique, scieries, producteurs d'électricité et secteur du transport. Les victoires peuvent avoir un goût amer...

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