Le nouveau patron du groupe MAN rejette toute idée de demantèlement

C'est ce que vient de déclarer Hakan Samuelsson à nos confrères du Financial Times.

La rumeur sur la vente par appartement du conglomérat industriel revient régulièrement dans les colonnes de la presse économique allemande, distillée par les adeptes de la politique du recentrage d'activité : les analystes financiers soutenus par les fonds d'investissement. A tel point que M. Samuelsson a tenu à mettre les choses au clair dans une interview parue dans les colonnes du FT de lundi. Dans cet article, il tient à préciser que cette stratégie n'apporterait aucune valeur ajoutée aux actionnaires du groupe. Abordant la question de la gestion de l'entreprise, il a ainsi déclaré : "Je pense réellement qu'en tant qu'industriels, nous avons la possibilité de faire ce métier aussi bien que les fonds d'investissement. Changer d'investisseur (en cédant des divisions - ndlr) ne changera pas fondamentalement la situation (de ces divisions - ndlr)". S'il a donc tenu à écarter toute idée d'éclatement du groupe, il a toutefois précisé qu'il se laissait la possibilité de céder, ponctuellement et selon les opportunités, telle ou telle activité et qu'il n'y avait pas d'orthodoxie à maintenir l'organisation actuelle. En bref et en lisant entre les lignes, que le groupe pourrait sortir de métiers difficiles. MAN est en effet présent dans des secteurs aussi différents que ceux des véhicules de transport, des presses d'imprimerie (Man Roland), des moteurs marins, des turbines et du matériel minier. Et parmi ces secteurs, si l'un apparaît comme fragile, celui des presses d'imprimerie, notamment les machines feuille, celui des turbines semble prometteur. Notamment dans la perspective d'un rachat du motoriste MTU à DaimlerChrysler.

Plus d'articles sur les chaînes :

Réagir à cet article :
Ajouter un commentaire...