La Filpac CGT réagit au plan de restructuration en cours chez Quebecor World France

GraphiLine rediffuse la communiqué du syndicat.

Lors de la réunion du comité de groupe du 2 septembre 2005, la direction a commenté la situation économique, industrielle et sociale et a annoncé la stratégie du groupe nord-américain dans notre pays. Cette politique confirme la restructuration engagée depuis quelques années et se traduit notamment par la poursuite du désengagement de certaines activités et de certains sites. Ainsi, après la cession de l’imprimerie de Torcy en mai 2005, celle de Printor à Beaugency est en cours. Les unités de l’ex groupe Fécomme pourraient suivre. Un plan de restructuration drastique tant au plan industriel qu’humain est annoncé à Hélio Corbeil. Depuis plusieurs années, les organisations syndicales chez Québécor revendiquent des investissements. Le fait qu’elles n’aient pas été écoutées pénalise et fragilise les entreprises du groupe. La direction, qui a reconnu ses erreurs et le retard pris dans la modernisation, annonce aujourd’hui des investissements en offset à Mary-sur-Marne et à La Loupe et en héliogravure mais pas forcément en France où pourtant les besoins existent. La récente visite des installations du groupe POLESTAR en Angleterre par les dirigeants de Québécor World, sur laquelle le comité d’entreprise européen les interroge par courrier, ne peut laisser indifférents les salariés de l’ensemble du groupe auxquels on demande toujours plus d’efforts de tous ordres. Les syndicats CGT du groupe et les élus des personnels ne peuvent se satisfaire de cette situation qui voit l’affaiblissement des capacités de production. Ils considèrent que les suppressions d’emploi déjà intervenues et celles en projet, la remise en cause des conditions de travail, des niveaux de salaires et des conquêtes sociales ne peuvent être la seule réponse apportée à la dégradation du marché et pour maintenir des dividendes élevés aux actionnaires. Aucun(e) salarié(e), quelle que soit l’entreprise du groupe, n’est épargné(e) par cette politique dont ils ne sont pas responsables et contre laquelle il faut agir. En conséquence, les élus CGT proposent que dans chaque unité les représentants du personnel, dans une démarche unitaire, interpellent leur direction au sujet des investissements, des conséquences d’un éventuel rachat de POLESTAR et plus généralement sur les questions sociales d’actualité dans l’entreprise.

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