Instances : Lettre ouverte de l'UDIF aux acteurs de la filière graphique française

GraphiLine rediffuse in extenso la dernière lettre ouverte de l'UDIF.

Madame, Monsieur, La filière de la communication imprimée est aujourd’hui composée d’un ensemble d’organisations représentant les acteurs de chacune de ses principales composantes. C’est le cas notamment des principaux fournisseurs de biens d’équipement et de consommables qui sont représentés par des organisations représentatives bien identifiées. Par contre, les producteurs d’imprimés qui regroupent le plus grand nombre d’entreprises et de salariés de la filière sont dilués dans une myriade d’organisations professionnelles selon le type de support ou le type de documents qu’elles impriment, ou encore en fonction du procédé d’impression utilisé. Si l’origine de cette dispersion s’explique culturellement et historiquement, cela constitue néanmoins aujourd’hui un handicap majeur pour engager efficacement les actions nécessaires pour réagir face à un environnement en pleine mutation. Les initiatives conduites individuellement par telle ou telle organisation ont bien évidemment un impact moindre qui si elles étaient le fruit d’une action concertée soutenue par l’ensemble des organisations représentatives. Cette situation devient particulièrement absurde alors qu’aujourd’hui la généralisation des processus de traitement numériques, notamment, crée une nouvelle convergence entre tous les producteurs d’imprimés quelles que soient leurs spécialités ou leurs spécificités. Que l’on soit imprimeur ou reprographe (en offset ou en numérique), sérigraphe, cartonnier, fabricant d’étiquettes adhésives, d’enveloppes, de cartes plastiques etc., chacun est actuellement confronté aux mêmes situations face aux nouvelles contraintes et exigences du marché de la communication, à l’adaptation de ses compétences (recrutement, formation, pilotage du changement…), à l’évolution des textes réglementaires, à la gestion environnementale, au traitement des déchets, à la revalorisation de l’image de la filière, etc. Pour favoriser la dynamique de la concertation, François DULAC décidait de lancer un appel à l’union le 26 novembre 2004, dans un premier temps, à l’attention des trois principales organisations représentatives des Industries graphiques. L’objectif premier étant de créer une structure d’accueil ouverte à tous pour se concerter et débattre des sujets d’intérêt communs aux entreprises du secteur de l’impression afin d’engager des actions appropriées en concertation. Regrettant le refus de la FICG de s’associer à cette initiative mais soucieux d’organiser cette concertation devenue indispensable pour la défense des intérêts des entreprises graphiques, le GMI et son président Charles Ménoret avec le SICOGIF et son président François Dulac ont décidé de concrétiser la création de l’UDIF, le 3 mai 2005, dans l’attente d’un futur élargissement. Il est intéressant de noter que les deux membres fondateurs de l’UDIF représentent d’ores et déjà, ensemble, plus de 50 % des entreprises du secteur des Industries graphiques adhérentes à une organisation patronale, avec un total cumulé de près de 1.200 adhérents (toutes tailles d’entreprises et tous segments d’activités confondus) ; plus de 3,5 milliards d’euros de CA annuels et plus de 20.000 salariés. Forts de cette représentativité et conscients de leurs responsabilités, les membres fondateurs de l’UDIF sont déterminés à s’engager de manière concertée et constructive pour représenter le secteur des Industries graphiques. C’est pourquoi l’UDIF souhaite être associée dorénavant à toutes initiatives, études, consultations ou négociations, tant au niveau régional, national ou international, pour l’ensemble des domaines qui concernent les entreprises du secteur des Industries graphiques au même titre que les autres organisations représentatives de la branche ou de la filière. Nous avons souhaité vous informer personnellement de cette création qui nous l’espérons va permettre de faire évoluer une situation trop longtemps bloquée. Nous nous tenons à votre écoute pour organiser une rencontre, si vous le souhaitez, et vous prions d’accepter, Madame, Monsieur, l’expression de nos sentiments distingués. FRANCOIS DULAC, Président de l’UDIF

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