Quebecor World annonce les résultats du quatrième trimestre de son dernier exercice

Le géant canadien de l'imprimerie annonce qu'au quatrième trimestre 2005, la Société enregistre une perte nette de 205 M$ pour les activités poursuivies par rapport à un bénéfice net de 46 M$ au quatrième trimestre de l'an dernier.

Sur une base comparable, les pertes par action au quatrième trimestre étaient de 1,64 $ par rapport à un bénéfice par action diluée de 0,27 $ en 2004. Les résultats de Quebecor World au quatrième trimestre et pour l'exercice 2005 ont été affectés de façon défavorable par une charge hors-caisse au titre de la dépréciation de l'écart d'acquisition, annoncée précédemment, de 243 M$, (232 M$ après impôts, soit 1,77 $ par action), reliée aux opérations européennes de la Société. Le bénéfice consolidé pour le trimestre était de 1,7 milliard par rapport à 1,8 milliard l'an dernier. Au quatrième trimestre 2005, la Société a inscrit une dépense au titre de la dépréciation d'actifs, des dépenses de réorganisation et autres frais (DADRAF) de 12 M$, soit 0,08 par action par rapport à 48 M$, soit 0,32 $ par action au quatrième trimestre l'an dernier. Le bénéfice d'exploitation avant DADRAF et dépréciation de l'écart d'acquisition au quatrième trimestre était de 87 M$ par rapport à 161 M$ pour la même période l'an dernier. Le bénéfice par action provenant des opérations poursuivies, avant DADRAF et dépréciation de l'écart d'acquisition, est de 0,21 $ par rapport à 0,59 $ au quatrième trimestre 2004. Les résultats de Quebecor World au quatrième trimestre ont été freinés par les pressions à la baisse sur les prix par rapport à l'an dernier, par l'augmentation des coûts de l'énergie, la contre-performance de nos opérations en France et au Royaume-Uni, par l'absence d'une semaine supplémentaire pendant le trimestre par rapport à 2004, ce qui a eu une incidence négative d'environ 7 % sur les revenus en Amérique du Nord, par l'augmentation des frais de transport et par l'inefficacité reliée à la mise en service de nouvelles presses. « Nous continuons d'être aux prises avec une conjoncture très difficile sur plusieurs fronts, ce qui se reflète dans nos résultats. Notre plan de réoutillage est en cours d'exécution et, malgré quelques cas d'inefficacité au quatrième trimestre, nous ne doutons pas que cet équipement se montrera à la hauteur de nos attentes à moyen et à long terme, à mesure qu'il atteint son plein rendement et que nous remplaçons le volume perdu précédemment », dit Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction, Quebecor World Inc. « À court terme, nous adoptons des mesures supplémentaires pour réduire nos coûts en étant plus efficaces dans notre consommation d'énergie et en mettant en place des mesures de réorganisation supplémentaires. La Société utilise également ses avantages concurrentiels distincts pour se concentrer sur l'obtention de volumes plus élevés chez nos principaux éditeurs et détaillants. » Le plan de réoutillage triennal de Quebecor World prévoit la mise en oeuvre de technologies à la fine pointe du progrès dans des installations stratégiquement choisies du réseau mondial et la mise hors service d'équipements plus anciens et moins productifs, de manière à améliorer le service, réduire les coûts et stimuler l'efficience. Ce plan, précédemment annoncé, prévoit des investissements de 330 M$ en Amérique du Nord et de 250 M$ en Europe. Le programme de réoutillage de la Société, sur deux continents, est l'un des plus importants jamais entrepris dans l'industrie de l'imprimerie, et le résultat de ces efforts ne sera constaté qu'au fil du temps. En raison du programme de réoutillage en Amérique du Nord et en Europe, Quebecor World a inscrit des immobilisations de 394 M$ en 2005 par rapport à 133 M$ en 2004 et a généré une rentrée nette de fonds de 119 M$ en 2005 par rapport à 319 M$ en 2004. Tel qu'annoncé en janvier 2006, le programme de réoutillage européen comprend l'installation de deux nouvelles presses d'héliogravure en Belgique et des rotatives offset à grande laize en Autriche et en Espagne, ainsi que des investissements supplémentaires éventuels au Royaume-Uni et en France. En février 2006, la Société a conclu avec succès des négociations avec les représentants de ses employés au Royaume-Uni qui aligneront rapidement la structure de coûts avec le marché. Des négociations similaires progressent plus lentement en France. Cette démarche pourrait se révéler laborieuse et pourrait entraîner des conséquences négatives sur notre rendement.

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