Le Musée de l’imprimerie de Lyon, invité d’honneur de la 18e Foire Internationale du Livre Ancien

La Foire Internationale du Livre Ancien, organisée par le Syndicat de la Librairie Ancienne et Moderne (SLAM), se tiendra à Paris du 18 au 21 mai prochains.

Avec 13 pays représentés et une centaine de grands libraires internationaux, la FILA est, selon le mot de son président, le libraire Frédéric Castaing, « un outil formidable qui permet aussi à un public non initié d’aborder physiquement des milliers d’ouvrages, de les toucher, de les feuilleter.. ». Éditions originales et précieuse, autographes, estampes, livres d’artistes, incunables, photographies, belles reliures, manuscrits… la FILA se veut un régal pour l’amateur autant que pour le collectionneur chevronné et sera un écrin de choix pour le Musée de l’imprimerie, l’invité d’honneur de cette 18e édition. Une occasion pour le Musée de resserrer encore ses liens avec le monde de la grande bibliophilie, liens historiques puisque le patrimoine du Musée de l’imprimerie s’est constitué au fil des ans grâce à l’engagement intellectuel de quelques grands libraires membres du Slam. À la FILA, le Musée de l’imprimerie représentera Lyon et son riche passé dans le domaine de l’imprimerie, puisque notre ville en fut l’une des capitale européenne aux XVe et XVIe siècles. Le Musée a toutefois largement débordé cette période dans la sélection qu’il a opérée pour la Foire Internationale du Livre Ancien, rassemblant les livres, les objets et les documents parmi les plus exceptionnels de ses collections. C’est ainsi que le visiteur découvrira, entre autres nombreux documents, livres et objets : le Placard contre la messe, rarissime affiche protestante considérée comme l’un des déclencheurs des guerres de religion ; une surprenante bible imprimée en breton (Rouen,1847) et illustrée avec les bois aujourd’hui conservés au Musée de l’imprimerie ; le Dialogue de la vie et de la mort, premier livre réalisé avec la « lettre française d’art de main » caractère créé par Robert Granjon au XVIe siècle ; des cuivres gravés ayant servi au plan de Lyon du Père Menestrier ; des spécimens de caractères et vignettes de l’imprimerie royale (1819) ; le premier manuel typographique en langue française, de l’abbé Fertel (1723) ; un bois gravé du XVIe siècle, de Pierre Eskrich, travail de gravure d’une remarquable finesse ; un resplendissant spécimen de caractères de l’un des plus célèbres graveurs-fondeurs du XIXe siècle, Charles Derriey ; l’étonnant caractère art déco dessiné par Cassandre, le Bifur, qui eut un succès immense chez les publicitaires dès sa sortie (1929) ; un choix de documents imprimés en chromolithographie ; des travaux de ville exécutés avec virtuosité par l’imprimerie lyonnaise Perreyon au début du XXe siècle ; des impressions de l’imprimeur lyonnais Louis Perrin (1846-1854) ; les carnets de travail de Louis Moyroud et de René Higonnet, inventeurs rhônalpins de la photocomposition, dont le Musée possède les archives commerciales et industrielles ; des incunables de la photocomposition, premiers documents réalisés selon ce procédé qui révolutionna la chaîne graphique… Alan Marshall, directeur du Musée de l’imprimerie, participera en outre, le 21 mai à 16h, à une table ronde sur le thème « La mémoire de la lettre » ; elle réunira également Roland Recht, professeur au Collège de France et Jean-Marc Châtelain, conservateur à la Bibliothèque nationale de France. Pendant toute la durée de la manifestation le Musée proposera également aux visiteurs des démonstrations de tirage sur sa presse Stanhope, presse métallique qui remplaça, au début du XIXe siècle dans les imprimeries, les vieilles presses à bras en bois, descendantes de la presse Gutenberg.

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